Jean Canesse, Media365 : publié le dimanche 12 juillet 2026 à 13h43
Le président de la 3F savoure l'actuel parcours des Bleus au Mondial, lui qui a également fait un point sur la situation de Didier Deschamps.
Pour la troisième édition de suite, les Bleus verront les demi-finales de la Coupe du monde. Vainqueurs 2-0 du Maroc jeudi, les partenaires de Kylian Mbappé défieront l'Espagne, mardi, pour une place en finale et Philippe Diallo n'a pas caché sa joie ces dernières heures. « C'est d'abord la plus belle épreuve de foot et c'est une grande fierté quand les résultats sont là, a noté dans L'Equipe le président de la FFF. C'est un âge d'or du football français mais, quand on arrive en demi-finales, il y a forcément un autre objectif qui s'impose à nous. »
Le successeur de Noël Le Graët à la tête de l'instance tricolore s'est par ailleurs voulu confiant avant le défi avec la Roja. « L'équipe est sereine, les joueurs ont l'habitude des grands rendez-vous, a-t-il avancé, avant d'évoquer ce qui va au-delà de l'enjeu sportif. Chaque match qui passe, on se rapproche de l'objectif et il y a ce sentiment très important que cette équipe rassemble tous les Français. C'est une de ses missions : s'inscrire dans l'histoire et embarquer tout le pays avec elle. »
« Si Deschamps n'avait pas annoncé son départ... »
Interrogé également sur le futur départ de Didier Deschamps et l'éventuelle difficulté de passer après un sélectionneur qui a autant réussi, Diallo a d'abord évacué : « Je ne suis pas encore là dedans. On est à deux marches d'un sacre possible. C'est le plus important. » Relancé sur le sujet, le dirigeant tricolore a ensuite martelé : « Tous les records sont faits pour être battus, on verra bien mais, une fois encore, ce n'est pas le moment. »
Accusé d'avoir commis une erreur en déclarant, fin mars, « connaître le nom » du successeur de 'DD' (tout le monde s'attend à ce que ce soit Zinédine Zidane), Diallo s'est défendu. « D'abord, je n'ai jamais prononcé de nom, a-t-il argumenté, avant d'enchaîner. Ensuite, notre relation avec Didier Deschamps dans cette Coupe du monde s'est construite au fil des mois, depuis le tirage au sort (ndlr, en décembre). J'ai écouté ses souhaits et sa vision. Entre nous, c'est très fluide. » Au point d'avoir des regrets quant à son futur départ ?
« Le souhait d'arrêter était une décision que Didier avait longuement mûrie, a rétorqué Diallo. Vu les résultats, évidemment que la question d'une éventuelle prolongation aurait pu se poser. S'il n'avait pas annoncé son départ. » Pourrait-il quand même revenir sur sa décision ? Cette question-là n'a pas été posée au président de la 3F mais ce dernier a appuyé : « Je rappelle que c'est le sélectionneur qui a annoncé son départ. Ma responsabilité est de prévoir la suite. J'ai voulu rester très discret sur ce sujet pour respecter le travail des gens en place. Mais ensuite, il faut bien avancer. » C'est aussi le mot d'ordre pour les Bleus, lesquels atteindront une troisième finale de Coupe du monde consécutive, sous Deschamps, ce mardi en cas de victoire (coup d'envoi prévu à 21 heures pour la France).













