Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 14 juillet 2026 à 14h42
Contre la Norvège, la Suède ou même le Maroc, le visuel des tribunes était très nettement rouge ou jaune. Et pas bleu.
Yasin Celik a été vu exultant à la télévision, sur le penalty transformé par Kylian Mbappé contre le Paraguay (1-0) en huitièmes de finale du Mondial 2026. Il n'aura malheureusement pas l'opportunité de réitérer l'expérience américaine en demi-finales et/ou en finale, résumant les difficultés des supporters français (pour France TV) : "On est moins nombreux et tous séparés, car les places sont trop chères. Les places du bas sont à 1 500 euros à peu près. Les autres années, on était ensemble comme une famille. Là, on est dispersés. On est contents que la France gagne, mais il y a la canicule et la bouteille d'eau coûte environ huit euros dans le stade. La bière, c'est 20 euros ! C'est un beau pays, mais c'est super cher d'y vivre sur place." Un problème inhérent à la FIFA, plus encore qu'aux Etats-Unis.
Vanhée : "On se réveille tard. J'ai plein de demandes pour la finale, mais il fallait s'y prendre des mois à l'avance"
C'est pourtant un spécialiste qui parle, puisqu'il a pu assister aux deux dernières finales France - Croatie en 2018 (en Russie) et France - Argentine en 2022 (au Qatar). Mais quoi qu'il arrive, il n'y aura donc pas de passe de trois... "La place est à 3 000 dollars. Et c'est 10 000 dollars pour la finale, alors qu'en Russie c'était 500 dollars ! Cette année, les prix sont exorbitants ! C'est une honte pour la FIFA."
Killian Bertrand, autre irréductible des Bleus sur place, ne nie pas non plus l'évidence (pour Franceinfo) : "Clairement, on est dans le dernier tiers en termes de suivi de l'équipe nationale dans les pays européens, quand on a plutôt bonne réputation en termes de supporters de clubs." Il comprend que la France, contrairement à d'autres pays, ne soit pas en mesure de faire d'une Coupe du monde (surtout aussi chère) une cause nationale en finançant les supporters. "Et les histoires de gens qui vendent leur voiture ou leur maison pour assister à la Coupe du monde, on n'entend jamais ça en France, mais plutôt au Royaume-Uni ou en Amérique du Sud." Yannick Vanhée, le président du groupe des Corsaires, conclut : "C'est culturel, on se réveille tard. J'ai plein de demandes de places pour la finale, j'aurais écoulé 1 000 places en une heure si je les avais... Mais il fallait s'y prendre des mois à l'avance, comme le font les fans étrangers plus organisés."












