Jean Canesse, Media365 : publié le samedi 11 juillet 2026 à 11h45
Le sélectionneur des Diables Rouges a aimé le match de son équipe malgré l'élimination vendredi, regrettant « de nombreux coups du sort défavorables ».
« On peut être fier de notre Coupe du monde. » Sortie en quart de finale vendredi, après une défaite tardive encaissée face à l'Espagne (2-1), la Belgique ne retrouvera pas la France mardi dans le dernier carré. Mais pour Rudi Garcia, les Diables Rouges n'ont pas grand-chose à se reprocher. « On grandit et on apprend aussi dans la défaite. Je pense qu'on n'a pas à rougir de cette défaite, on a joué les Espagnols en les regardant les yeux dans les yeux », a-t-il avancé lors de la conférence de presse d'après-match.
« Après, honnêtement, on a eu trop de coups du sort défavorables, a vite embrayé le technicien de 62 ans. Quand vous perdez votre capitaine (Youri Tielemans, ndlr) avant le coup d'envoi, quand vous perdez votre gardien de but (Thibaut Courtois, ndlr) pendant la deuxième période, quand vous êtes obligé de changer Kevin De Bruyne (perclus de crampes, ndlr) alors que ce n'était pas prévu avant la fin du match, c'est trop de coups du sort défavorables. »
« Quand vous avez une main flagrante de Rodri... »
Loin de s'arrêter en si bon chemin, Rudi Garcia s'est aussi plaint de l'arbitrage et de ne pas avoir bénéficié d'un penalty en sa faveur à l'heure de jeu. « Quand vous avez une main flagrante de Rodri dans la surface... (il marque une pause, ndlr). Que Michael Oliver (l'arbitre principal, ndlr) ne le voit pas, c'est une chose, mais à quoi sert le VAR ?, a-t-il critiqué, avant de poursuivre. Je crois que sur les mains, ce sera toujours l'éternel problème, tant que les règles ne seront pas plus strictes. Voilà, je ne vais pas en dire plus sur cette action-là mais c'est aussi une situation qui nous a été défavorable pour aller en demi-finale. »
A l'heure de jeu, Rodri a effectivement touché le ballon de la main dans sa surface mais le contact s'est fait après une intervention manquée de son partenaire Aymeric Laporte. Une situation qui a rappelé celle des Parisiens Joao Neves et Vitinha, en Ligue des champions face au Bayern Munich, et qui n'avait pas provoqué de penalty pour ces mêmes raisons. « Contre une équipe de ce calibre-là, il ne faut pas avoir de coup du sort défavorable, on en a eu trop, a martelé une dernière fois Rudi Garcia de son côté, avant toutefois de noter. Il faut aussi ne rien donner, ne pas faire de cadeau, pas faire d'erreur, et on en a fait quelques unes pendant le match donc les plus jeunes apprendront encore plus de cette défaite je pense. »
S'il n'a pas voulu parler de son avenir à la tête de la sélection (« On ne parle pas de ça ce soir, ce n'est pas le moment »), Rudi Garcia n'a pas hésité à évoquer celui de ses joueurs cadres (Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku) sans les nommer. « Je suis déçu pour ceux qui, peut-être, ne reviendront plus en sélection, pour qui c'était certainement la dernière grande compétition, a-t-il lancé. Il y a 18 mois j'ai pris cette équipe pour emmener le plus loin possible mes joueurs expérimentés, qui sont effectivement plus près de la sortie, et c'est dommage. Je pense que tout le monde méritait, et mes grands joueurs aussi, d'aller plus loin dans cette Coupe du monde. »












