Amical - Russie : Le bilan à moins de trois mois de la Coupe du Monde

Amical - Russie : Le bilan à moins de trois mois de la Coupe du Monde©Media365
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Raphaël Brosse, publié le lundi 26 mars 2018 à 19h20

La Russie espère briller à l'occasion de « sa » Coupe du Monde. Mais les prestations sont encore poussives, avec un onze-type qui peine à être établi.

En défense, la relève peine à s'affirmerInternational depuis 2004, Igor Akinfeev reste, du haut de ses 31 ans et de ses 102 sélections, le titulaire indiscutable au poste de gardien. Le capitaine russe continue d'enchaîner les performances convaincantes, que ce soit avec le CSKA Moscou ou avec la sélection. A vrai dire, c'est surtout juste devant lui que le bât blesse, en défense plus précisément. Les expérimentés Sergei Ignashevich (38 ans), Aleksei et Vasili Berezutski (35 ans) ont décidé de prendre leurs distances vis-à-vis de l'équipe nationale, laissant à de plus jeunes éléments la possibilité de saisir leur chance. Mais force est de constater que la relève a du mal à s'affirmer. Viktor Vasin et Georgi Dzhikiya se sont gravement blessés au genou alors que Stanislav Cherchesov semblait s'appuyer sur eux pour bâtir sa défense à trois axiaux. Remaniée, cette arrière-garde a montré toutes ses limites face au Brésil (0-3). Imprécis à la relance, Vladimir Granat, Ilya Kutepov et Fyodor Kudryashov ont en outre été complètement pris de vitesse dès que les Auriverde ont accéléré le rythme. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant de voir le sélectionneur russe revoir ses plans, une fois de plus, avant d'affronter l'équipe de France.Au milieu, quid de Golovin ?Des changements pourraient également avoir lieu sur les côtés, où Igor Samedov et Dmitri Kombarov ont eu du mal à contenir les montées des fusées brésiliennes. Toujours fringant malgré ses 34 printemps, Yuri Zhirkov est toujours une alternative plus que crédible sur l'aile gauche, dans un système en 3-5-2 (ou 5-3-2 en phase défensive) très exigeant pour les latéraux. Dans l'entrejeu, le cas d'Aleksandr Golovin interpelle. Souvent brillant avec le CSKA, comme à Lyon en huitième de finale retour de Ligue Europa (2-3), le jeune Moscovite a du mal à confirmer avec la Sbornaya. Discret contre le Brésil, le joueur de 21 ans s'est uniquement illustré en concédant un penalty logique pour une faute sur Paulinho. Son positionnement, un cran plus bas qu'il ne l'est la plupart du temps en club, peut être sujet à débats. Un poste qui conviendrait peut-être davantage à Denis Glushakov, infatigable milieu récupérateur du Spartak Moscou. Enfin, le sélectionneur national n'a pas jugé opportun de rappeler le sulfureux Igor Denisov, excellent avec le Lokomotiv Moscou depuis le début de la saison mais au comportement parfois imprévisible.En attaque, la vie sans Kokorin« Au rythme où vont les choses, nous perdons sur blessure un joueur clé chaque mois. » Stanislav Cherchesov ne cachait pas son dépit au moment de préparer ces rencontres amicales du mois de mars. Et pour cause : déjà amputé de plusieurs éléments importants en défense, l'ancien entraîneur du Legia Varsovie a aussi dû se résoudre à se passer des services d'Aleksandr Kokorin. Le buteur du Zenit Saint-Pétersbourg s'est rompu les ligaments croisés du genou droit le 15 mars dernier, lors d'un match face au RB Leipzig en Ligue Europa (1-1) et ne pourra pas participer à la Coupe du Monde. Un coup dur pour l'avant-centre de 27 ans, qui avait retrouvé des couleurs depuis l'arrivée de Roberto Mancini sur les bords de la Neva. Désormais, le poids de l'attaque russe repose essentiellement sur les épaules de Fyodor Smolov. Le meilleur réalisateur de la RPL (douze buts) est très à l'aise techniquement et se montre souvent inspiré dans la zone de vérité, mais encore faut-il qu'il soit servi dans de bonnes conditions. Son entente avec le percutant Aleksei Miranchuk a laissé entrevoir quelques promesses intéressantes. Des promesses qui doivent à présent être concrétisées, et ce dès mardi contre la France.

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