Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 06 juin 2026 à 17h25
Ils seront peut-être les vedettes insoupçonnées, ou en tout cas oubliées pour le moment, de la Coupe du monde : les orages.
La météo a interrompu la rencontre amicale entre l'Arabie saoudite et Porto Rico, à Austin (Texas), durant une heure et 40 minutes. Forcément, ça fait penser au dernier Mondial des clubs et ça nous inquiète surtout pour la grande et vraie Coupe du monde à venir. Le protocole local est très clair sur l'ensemble du territoire américain et il va falloir s'y faire, pas le choix : si un éclair ou décharge électrique est détecté dans un rayon de treize kilomètres, c'est une demi-heure d'interruption ! Et au moindre nouvel éclair, on repart pour 30 minutes minimum sans match, et ainsi de suite... jusqu'à une limite indéfinie, c'est pourquoi le Chelsea - Benfica de 2025 à Charlotte s'était disputé sur exactement quatre heures et 37 minutes (jusqu'aux tirs au but en huitièmes de finale du Mondial des clubs).
Donis : "C'est toujours un défi immense, vous risquez de perdre le fil"
Pour cet Arabie saoudite - Porto Rico, l'arrêt est intervenu à la 21e minute dans cette petite enceinte (20 000 places) qui ne figure pas parmi les stades de la compétition, mais ça ne changera rien au ciel... Le message relayé sur les écrans géants, à l'attention des spectateurs, était le suivant : "A cause des intempéries dans la zone, nous vous prions de trouver refuge sous les toits du stade ou à l'intérieur ainsi que de suivre les instructions officielles." Sur les réseaux sociaux, tous les suiveurs se sont vite projetés sur une éventualité du même genre pour la finale, par exemple, le 19 juillet à New York.
"Jouer dans de telles conditions, c'est toujours un défi immense pour les organismes et les esprits. Quand vous devez rentrer aux vestiaires, vous refroidir, et puis vous réchauffer à deux reprises à cause de ces alertes de foudre, vous risquez de perdre le fil du match. Je tiens à féliciter mes joueurs pour leur maturité. Ils sont restés connectés à notre plan de jeu, sans s'énerver face à ces protocoles de sécurité qui étaient pourtant très stricts." Le résumé du sélectionneur Georgios Donis risque bien de n'être que le premier d'une longue liste. Les Saoudiens, au moins, seront déjà préparés.














