Sikora, la légende qui n'avait pas peur d'écorner son image

Sikora, la légende qui n'avait pas peur d'écorner son image©Media365
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Rémi Farge, publié le mardi 22 août 2017 à 08h51

Toute une carrière, et même toute une vie, passée dans le Nord de la France. Eric Sikora, c'est l'homme d'un club : le RC Lens.

Déjà appelé au chevet du club artésien par le passé, l'ancien défenseur aux presque 600 matchs avec les Sang et Or a accepté de reprendre du service sur le banc suite à la mise à l'écart d'Alain Casanova. Ce mardi, il étrennera ce nouveau statut du côté de Lorient, à l'occasion du deuxième tour de la Coupe de Ligue. A Lens, « Siko » est une légende. Champion de France, vainqueur des deux coupes nationales et demi-finaliste de la Coupe UEFA, le Polonais d'origine incarne les plus belles années de l'histoire du Racing. Reste la question de l'image. Car en mettant les mains dans le cambouis à la tête d'une équipe en crise sportivement, Eric Sikora prend le risque d'échouer et de tout gâcher.

Herbin l'exemple à suivre

« A partir du moment où tu veux devenir entraîneur professionnel, tu as un contrat qui peut s'arrêter au bout de 3, 6 mois, un an ou plus. Que je m'appelle Sikora ou un autre, si je ne gagne pas, je vais subir ce que les autres ont subi. Tu en es conscient. Je ne pars pas dans cette idée-là », préfère répondre l'intéressé quand on évoque avec lui cette possibilité. Quand on jette un œil dans le rétroviseur, on trouve bon nombre de joueurs au passé glorieux qui ont tenté d'avoir la même réussite sur le banc de leur club de cœur. Robert Herbin (Saint-Etienne) et ses titres de champion comme joueur, et cinq comme entraîneur, fait figure de modèle de réussite. Luis Fernandez (PSG), champion de France comme joueur, et vainqueur de la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupes comme entraîneur, fut longtemps un bon exemple avant de tenter le pari de trop au début des années 2000.

Tigana le fiasco total

On pourra aussi citer Claude Puel, 600 matchs au compteur avec Monaco, qui a mené l'ASM au titre de champion une fois installé sur le banc, ou Didier Deschamps, capitaine de l'équipe vainqueur de la Ligue des Champions, puis entraîneur du renouveau à Marseille. A Lyon, Bernard Lacombe a été l'entraîneur qui a enclenché une dynamique de succès à la fin des années 1990, sans pour autant en récolter les lauriers. Antoine Kombouaré n'a pas eu le temps d'écrire une autre légende à Paris, rapidement mis dehors par les Qataris. Au moins, le Kanak s'est évité un retour raté, comme Jean Tigana à Bordeaux ou Mecha Bazdarevic à Sochaux. On scrutera donc de près les performances d'Eric Sikora à Lens. En Ligue 2, il faudra aussi jeter un regard attentif au sort de Pablo Correa. Longtemps vénéré à Nancy, comme joueur puis comme coach, l'Uruguayen a vu son image s'écorner ces derniers mois.

 
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