Jean Canesse, Media365, publié le 22 mai
Vainqueur 3-1 de Nice vendredi soir, le RC Lens a remporté la première Coupe de France de son histoire. L'aboutissement - difficile mais rêvé - d'une très belle saison pour les Sang et Or.
La quatrième fut la bonne pour le RC Lens. Après ses trois premières finales perdues en Coupe de France, face à Lille (1948, 3-2), Saint-Etienne (1975, 2-0) et le PSG (1998, 2-1), le club artésien a enfin stoppé ce qui, aux yeux de beaucoup, ressemblait jusque-là à une anomalie du football français. Vendredi soir au Stade de France, les Sang et Or ont décroché leur tout premier titre dans la compétition vieille de 108 ans, au terme d'une rencontre animée et longtemps accrochée avec Nice (3-1).Le comportement des Aiglons était d'ailleurs l'une des interrogations de l'avant-match, l'OGCN étant condamné, comme l'avait été Reims la saison passée, à disputer cette finale juste avant une échéance cruciale pour sa survie en Ligue 1. Les Champenois, balayés 3-0 par le PSG, et plus tard relégués en Ligue 2, avaient fait l'impasse sur la finale en livrant une prestation d'une rare indigence. Nice, un an plus tard, a au contraire beaucoup donné face aux Lensois et ce même lorsqu'ils furent menés 2-0. Juste avant la pause, le titulaire surprise du soir Coulibaly (17 ans) sut par exemple réduire l'écart, sur corner (2-1, 45e+3), après les trois situations plus ou moins nettes pour Wahi (14e), Diop (21e) et Dante (22e).
Poteau et barre : des Niçois guignards
Le problème, pour Nice, c'est que Lens ne fut pas en reste niveau engagement et audace. Loin s'en faut. Après trois premières occasions pour Saint-Maximin (12e, 19e) et Sangaré (15e), Thauvin ouvrit ainsi la marque dès la première demi-heure : un joli enchaînement contrôle orienté - frappe pied gauche, dans la foulée du mouvement initié par Udol dans le couloir (1-0, 25e). Si souvent décisif cette saison en championnat, l'ailier lensois se mua ensuite en passeur, sur corner, pour la tête d'Edouard en pleine surface (2-0, 42e).
Malgré le but niçois encaissé à quelques secondes de la mi-temps, les Artésiens ne cogitèrent pas franchement au retour des vestiaires et Thomasson (52e) puis Abdulhamid (54e), certes imprécis, firent trembler à leur tour la défense azuréenne. L'entrant Sima (65e) réussit lui à redonner deux buts d'avance aux siens, profitant d'une intervention aérienne manquée de Dante (3-1, 78e), et ce but sanctionna la malchance des Aiglons en seconde période. A 2-1 puis à 3-1, les joueurs de Claude Puel touchèrent deux fois du bois, avec deux têtes de Mendy et Kevin Carlos renvoyées par la barre (61e) et le poteau (84e) de Risser.
Les dernières situations niçoises d'un duel équilibré et qui consacra finalement la formation de Pierre Sage, vice-championne de France, qualifiée pour la prochaine Ligue des champions et donc victorieuse de sa toute première Coupe de France. A l'inverse, les Niçois nourriront probablement quelques regrets mais ils n'auront pas le temps de ruminer : dans quatre et sept jours, c'est leur survie en Ligue 1 qui sera en jeu, à l'occasion des deux barrages avec Saint-Etienne.


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