Un bon parcours en Coupe de France peut-il permettre de sauver une saison ?

Un bon parcours en Coupe de France peut-il permettre de sauver une saison ?©Media365
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Rémi Farge, publié le mardi 22 janvier 2019 à 07h45

Lanternes rouges en championnat, Guingamp et Nancy s'affrontent ce mardi en 16emes de finale de la Coupe de France (18h30). Comme Monaco, qui reçoit Metz en soirée (21h00), ces clubs espèrent sauver leur saison avec un bon parcours. Le passé recèle d'ailleurs d'exemples du même genre.

Ce mardi soir à Marcel-Picot, c'est un duel entre équipes en crise qui va avoir lieu à l'occasion des 16emes de finale de la Coupe de France. Le dernier de Ligue 2, Nancy, accueille la lanterne rouge de Ligue 1, Guingamp. Pour ces deux clubs, la priorité est évidemment au championnat. Car une relégation serait, dans des proportions différentes, catastrophiques sur les plans sportif et économique. Sauf qu'une épopée en coupe permet aussi de briser la morosité d'un quotidien de lutte pour le maintien, et d'offrir aussi à ses supporters une belle bouffée d'oxygène en fin de saison.

Nice et Strasbourg, derniers et sacrés

De nombreux clubs peuvent en témoigner. Depuis les années 1980, les deux meilleurs exemples concernent Nice (1997) et Strasbourg (2001), derniers de D1 et vainqueurs de la Coupe de France en fin de saison. En 2002, Lorient avait remporté la compétition - et avait perdu en finale de la Coupe de la Ligue - tout en étant relégué en deuxième division. Une façon comme une autre de retrouver le sourire, avec en plus des recettes non-négligeables au moment où se profile une chute en deuxième division. Cette année par exemple, le vainqueur de la Coupe de France empochera 2 millions d'euros, contre 1,5 million pour le finaliste. A titre de comparaison, la Coupe de la Ligue rapporte un peu plus (2,7 M€ pour le vainqueur et 2,2 M€ pour le finaliste).

Plus près de nous, il n'existe pas de cas aussi marquants que ceux de Nice et Strasbourg. La saison dernière, Caen avait atteint le dernier carré tout en se sauvant au soir de la dernière journée de championnat. En 2016, l'OM, qui avait longtemps lutté pour son maintien dans l'élite, avait atteint la finale, et Sochaux avait rallié les demies tout en galérant pour ne pas tomber en National. En 2014, Guingamp avait connu un printemps exceptionnel enchaînant victoire en Coupe de France et maintien in-extremis en L1. En 2012, dans un autre style, Lyon avait compensé la déception de ne pas finir sur le podium pour la première fois depuis quinze ans en remportant ce trophée aux dépens de Quevilly.

Henry refuse de parler de « parenthèse »

Mardi soir, Monaco recevra Metz, leader de Ligue 2. Pour l'ASM aussi, cette Coupe de France n'est pas un objectif prioritaire. « Ce n'est pas une parenthèse, c'est un vrai match contre une équipe de Metz pas facile à manœuvrer. (...) C'est un match important », a cependant prévenu Thierry Henry en conférence de presse. Pour lui comme pour Jocelyn Gourvennec, il y a toutefois fort à parier que la bouffée d'oxygène des coupes nationales passe plutôt par la Coupe de la Ligue, où leurs deux formations se disputeront un ticket pour la finale. Puis mercredi et jeudi, ce sera au tour de Dijon (à Saint-Etienne), Nantes (à Sannois Saint-Gratien) et Amiens (contre Lyon), également à la peine en championnat, de réfléchir à ce genre de considérations.

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