Rennes - PSG : Pourquoi Paris doit se méfier avant cette finale de Coupe de France

Rennes - PSG : Pourquoi Paris doit se méfier avant cette finale de Coupe de France©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 27 avril 2019 à 07h25

Comme à son habitude, le PSG aborde sa 5eme finale de Coupe de France consécutive dans la position du favori logique avant le match contre Rennes samedi (21h00). Mais les Parisiens doivent se méfier du piège.

Le PSG arrive en terrain conquis au Stade de France. Avant sa 5eme finale de Coupe de France consécutive, samedi contre Rennes (21h00), le club parisien y reste sur 9 succès de suite dans les finales de Coupes nationales. 10 en comptant un match de championnat contre Lens en octobre 2014 (1-3). « Ça fait plaisir d'être ici, a reconnu Marquinhos vendredi en conférence de presse. Ça nous donne une ambiance différente. Ce sera une finale avec une bonne ambiance, moitié-moitié pour les supporters. Ce sera magnifique. A chaque fois qu'on a joué ici, on a gagné. J'ai des bons souvenirs. » Mais ils ne seront d'aucune utilité, en dehors d'une expérience et d'une confiance précieuses, pour le match de samedi. Une rencontre qui a tout du piège pour le PSG.


Parce que le PSG est sous une grosse pression
Les Parisiens abordent tous leurs matchs de la saison avec l'obligation de gagner, renforcée selon les contextes. « Nous sommes toujours sous pression quand nous jouons pour le PSG », a soufflé Thomas Tuchel à la veille du grand rendez-vous. Mais celle qui pèse sur les épaules de ses joueurs avant la rencontre face à Rennes est légèrement différente. Plus intense, et Marquinhos ne s'en est pas caché : « Après avoir laissé passer la Coupe de la Ligue et la Ligue des Champions, il se joue beaucoup de choses sur ce match de demain ». Voilà six ans, un temps où le polyvalent brésilien n'évoluait pas encore à Paris, que le club de la Capitale n'a plus bouclé une saison avec « seulement » deux titres supplémentaires à son actif. Une excellence à laquelle il est désormais contraint. Sous peine de laisser planer une tenace sensation d'échec au moment de tirer le bilan de la saison.


Parce que les cadres ne sont pas à 100%
Le PSG ne prépare pas ce match dans des conditions optimales. De retour après trois mois d'absence, Neymar n'a que 45 minutes dans les jambes, après avoir joué toute la seconde période contre Monaco dimanche dernier (3-1). Absent depuis début février, Edinson Cavani en a moitié moins et Angel Di Maria n'a plus joué depuis son récital contre l'OM à la mi-mars (3-1). Marco Verratti s'est tordu la cheville gauche, déjà fragilisée plus tôt dans l'année, face à l'ASM et Thiago Silva n'a pas participé à un seul entraînement collectif depuis sa blessure au genou droit à Lille (5-1). Sans oublier les forfaits de Thilo Kehrer ou de Thomas Meunier. Bref, le PSG n'est pas au mieux, ce qui complique la tâche de Tuchel : « On a beaucoup de joueurs qui ont été blessés et qui sont maintenant avec l'équipe. (...) D'un côté, c'est le moment de prendre un risque, mais je dois réfléchir sur 90 minutes minimum et peut-être 120 ». Une prudence qui montre bien à quel point le technicien allemand se méfie.


Parce que la défense du PSG est dans le dur
11 buts encaissés sur ses quatre dernières sorties : Paris est en avril d'une fragilité défensive rarement observée sous QSI. Si le retour de Marquinhos a fait du bien le week-end passé, Presnel Kimpembe est toujours tourmenté par sa main contre Manchester United (1-3) et Juan Bernat sort de deux semaines sans jouer suite à son expulsion à Lille (5-1). Le capitaine Thiago Silva est très incertain. Parti pour être titulaire en l'absence de Thomas Meunier et de Thilo Kehrer, Colin Dagba n'a que 18 matchs avec les pros à son actif et n'a surtout jamais disputé comme titulaire un match de cette dimension. Le PSG abordera ainsi le match contre Rennes avec beaucoup de points d'interrogation dans le secteur défensif. Peu rassurant avant un rendez-vous aussi important.


Parce que Rennes cache bien son jeu
Depuis sa qualification pour la finale, le Stade Rennais joue la carte du Petit Poucet, en insistant sur le fait que le PSG est archi-favori. Sur le papier, il n'a pas forcément tort. Mais le club breton est après tout celui qui a le plus battu Paris au Parc des Princes au cours de l'ère QSI et a causé des soucis aux hommes de Thomas Tuchel lors de la double confrontation de la saison en L1. A chaque fois, il y avait d'ailleurs 1-1 à la mi-temps. Après avoir battu successivement un club de L2 (Auxerre), un OM en lutte pour son maintien, un Angers limité et une équipe de National 1 (Les Herbiers), le PSG va croiser un 8eme de finaliste de Coupe d'Europe, qui a sorti Lyon au Groupama Stadium au tour précédent (2-3). Et il ne faut pas se laisser berner par la mauvaise série rennaise en championnat (6 matchs sans succès), les Bretons ayant prouvé leur capacité à se mobiliser sur un objectif, avec une qualité de jeu en adéquation. Que Paris se le dise, le challenge qui se présentera à lui samedi sera tout sauf une formalité.

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