Coupe de France - Sochaux / Thomas Robinet : " C'est un truc de fou ! " [Exclu365]

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Rémi Farge, publié le mardi 06 février 2018 à 08h40

Capitaine de l'équipe qui a remporté la Coupe Gambardella en 2015, Thomas Robinet dispute sa troisième saison professionnelle à Sochaux. Le jeune attaquant de 21 ans, formé au club, évoque pour Foot365 le choc qui attend les Lionceaux ce mardi soir contre le PSG.

Thomas Robinet, l'autre nuit, il terminait comment ce Sochaux-PSG dans votre rêve ?(Rires) On n'en a pas rêvé pour l'instant ! Il ne faut pas trop qu'on en rêve, il faut surtout le jouer à fond quand ce sera le moment. On va tout donner et on verra ce qu'il se passera, mais il faut être certain qu'on jouera pour gagner.Quand vous avez pris connaissance du tirage, était-ce la déception d'affronter un très gros dès les huitièmes, ou l'excitation de se mesurer au PSG ?Un peu des deux. On est content de jouer contre une équipe comme le PSG. On n'a pas l'habitude de ces matchs-là, ça va attirer beaucoup de monde au stade. C'est vraiment bien. Le stade sera rempli, il y aura une belle ambiance. Affronter des joueurs comme ça, c'est excitant.Robinet : « On réalisera peut-être dans plusieurs années »Qu'est-ce que cela représente dans la carrière d'un jeune joueur comme vous ?C'est un truc de fou ! Les mecs, on les voit, ce sont des stars. La semaine d'après, ils affrontent le Real Madrid... C'est un truc de fou, on ne se rend pas vraiment compte de ce qui va nous arriver. On réalisera peut-être dans plusieurs années qu'on a affronté ces joueurs-là, mais c'est certain que c'est une chance.Vous avez déjà affronté Marseille et Monaco deux fois ces deux dernières années. C'est encore autre chose ?Oui, c'est quand même autre chose. C'est le niveau Ligue des Champions !L'année dernière, lorsque vous éliminez l'OM en Coupe de la Ligue, on a en mémoire des images de vous en transe pendant la séance des tirs au but...Ah oui (rires) ! Quand je marque, je deviens fou. Même à l'entraînement, quand je marque ou quand je rate une grosse occasion, je crie, j'extériorise.Robinet : « Je sais que je n'ai pas un talent fou »Vous jouez plus cette saison avec Peter Zeidler. Qu'est-ce qui a changé ?C'est vrai que je joue plus, surtout depuis le début de l'année. Je suis content, j'espère que ça va continuer, je me sens bien. On a un bon groupe qui peut réussir de grandes choses cette année. Je suis à la disposition de l'équipe et je joue plus. Certains jeunes de ma génération, comme Jérôme (Onguéné), ont joué plus vite. J'ai pris mon mal en patience, je me suis dit que ça allait arriver petit à petit. 21 ans, c'est encore jeune, surtout pour un attaquant. Certains de la génération jouent encore moins. On est restés assez proches, l'aventure de la Gambardella nous a marqués. On a des collègues qui ne sont pas avec nous, on prend des nouvelles. On sait que c'est dur pour eux, mais la roue tourne, ça va passer.Sous Albert Cartier, il avait été question de « joueur moyen » pour définir. Pourquoi ?Ce n'est pas tant d'être un « joueur moyen », mais je sais pertinemment que je n'ai pas un talent fou. C'est moi qui l'avais dit. Il faut que je bosse. Je me débrouille pas mal devant le but, mais je suis un attaquant besogneux, qui travaille beaucoup. Je ne vais pas dribbler quatre ou cinq joueurs dans la surface, ce n'est pas moi. Donc je dois bosser tout le temps, tout le temps, tout le temps.Depuis votre arrivée dans le groupe professionnel, le groupe a beaucoup changé. Vous êtes presque un cadre, déjà !C'est ma troisième saison professionnelle. Cela fait longtemps que je suis au club, on va dire. Les joueurs ont beaucoup changé, on n'est pas beaucoup à être là depuis trois ans. Mais de là à dire que je suis un cadre, non pas du tout. D'autres joueurs sont là pour ça.Robinet : « L'extra-sportif, on ne le ressent pas. On est bien protégé »Comment vivez-vous tout ce qui se passe autour du club et de sa gouvernance ?*On ne le ressent pas. On est bien protégés. Franchement, on n'a pas de souci. On voit la colère des supporters, mais on s'occupe de jouer avant tout.Vous êtes lyonnais, mais cela fait de nombreuses années que vous vivez à Sochaux. Etes-vous imprégné de la culture locale ?C'est sûr. Je ressens peut-être plus facilement les choses que d'autres, car ça fait de nombreuses années que je suis ici. Ma compagne est originaire d'ici, sa famille aussi. Je comprends que c'est dur pour certains supporters en ce moment... Mais la roue tourne toujours, donc ça vaut la peine de se battre.Et ce rêve alors, c'est de battre le PSG ou d'emmener Sochaux en L1 ?De ramener le club en Ligue 1 évidemment. La question ne se pose même pas !*Entretien réalisé avant les révélations de L'Est Républicain faisant état d'une rétrogradation administrative du FCSMA voir aussi :>>> Sochaux : Le club rétrogradé à l'issue de la saison ?>>> Florian Tardieu n'a pas du tout apprécié l'anniversaire de Neymar>>> Peter Zeidler : « Je ne vais pas copier un discours de Kennedy »

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