Coupe de France : PSG bis, mais PSG quand même

Coupe de France : PSG bis, mais PSG quand même©Media365
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Rédaction , publié le dimanche 05 janvier 2020 à 22h45

Privé volontairement de ses vedettes, le PSG n'en a pas moins gagné 6-0 dimanche devant Linas-Montlhéry, en 32emes de finale de Coupe de France.

Un vrai match de reprise pour le PSG. Avec un onze de départ sans le moindre titulaire indiscutable, même si Leandro Paredes a pris du temps de jeu en fin d'année 2019, Paris a tranquillement dominé Linas-Montlhéry dimanche (0-6). Le club de Régional 1 a tenu une heure avant d'exploser sur la pelouse du stade Robert-Bobin de Bondoufle, dont l'ambiance était particulièrement bon enfant en ce soir de gala. Il a surtout obtenu une occasion énorme d'égaliser en fin de première période, sur un penalty concédé par Colin Dogba pour une faute sur Issa Cissé. Mais Sergio Rico a gagné son duel avec Idrissa Kanouté (40eme) et Edinson Cavani, capitaine d'un soir pour le PSG, au moment où son nom agite l'actualité du Mercato, a fait le break pour les Parisiens dans la foulée (0-2, 41eme). Le tournant d'un match dont l'issue était écrite d'avance. Mais les hommes de Thomas Tuchel n'ont pas toujours fait ce qu'il fallait pour que les cinq divisions d'écart se traduisent sur le terrain.

Le PSG en difficulté dans la relance

Visiblement gênés par une pelouse haute et détrempée, ils étaient à la peine sur leurs appuis. Les Parisiens ont dès lors souffert dans les transmissions, avec de imprécisions techniques et de nombreuses erreurs de relance. Sans exercer un pressing intense, Linas-Montlhéry a ainsi récupéré des ballons intéressants dans le camp adverse, sans en faire un excellent usage, par manque de spontanéité et de poids offensif. Les combinaisons parisiennes ont aussi manqué de liant et de rythme, pour déstabiliser le bloc de l'ESA, positionné en 4-1-4-1 pour défendre parfois à six devant la surface de réparation. Solide dans les duels, Thilo Kehrer a en revanche souffert dans l'utilisation du ballon, comme Ander Herrera ou Layvin Kurzawa. De la patte de Leandro Paredes sont arrivés des décalages intéressants et Dagba, passeur décisif sur l'ouverture du score d'Adil Aouchiche (0-1, 31eme), s'est montré actif dans son couloir. Avec comme seule erreur ce penalty évitable concédé.

Aouchiche détonateur du PSG

Neymar, Kylian Mbappé et Mauro Icardi laissés au repos, Angel Di Maria resté sur le banc, le PSG alignait un secteur offensif inhabituel. Ce qui n'a pas empêché Paris de dérouler. Plein de culot pour sa deuxième titularisation en équipe première, Adil Aouchiche a apporté du peps en première période. Il a été récompensé par son premier but chez les professionnels d'un enchaînement plein de sang-froid (0-1, 31eme). L'international français U17 a disparu de la circulation par la suite, pour laisser la lumière à Cavani d'abord. En panne de réussite dans un premier temps face à Ali Lutumba, auteur d'un arrêt du visage sur une reprise de la tête de l'Uruguayen (36eme) après avoir été héroïque avec son défenseur sur une double occasion pour Kehrer puis Kouassi, « El Matador » s'est offert un doublé.

Cavani à hauteur de Pauleta

C'est lui qui a définitivement tué tout suspense au retour des vestiaires (0-3, 61eme), après de nouvelles opportunités gâchées face à Lutumba (54eme, 59eme). L'arbitre de touche s'en est mêlé, en lui refusant un but probablement valable, le ballon n'étant pas sorti entièrement sur le centre de Julian Draxler (53eme). Avec ses deux buts, Cavani rejoint Pedro Miguel Pauleta en tête du classement des buteurs parisiens en Coupe de France (16 réalisations). L'ancien du Napoli a ensuite laissé la couverture à Pablo Sarabia. Auteur de maintes courses, avec ou sans ballon, l'ailier espagnol a profité d'un service de Cavani pour débloquer son compteur personnel (0-4, 63eme). Six minutes plus tard, il a inscrit son doublé personnel, d'un tir lointain du gauche (0-5, 69eme). C'est encore lui qui était à la frappe sur le sixième but, signé Eric-Maxim Choupo-Moting en renard des surfaces (0-6, 87eme). Passeur décisif pour Cavani sur le troisième but, Draxler était régulièrement à la baguette pour les Parisiens et est monté en puissance au fil des minutes. A l'image du rouleau compresseur parisien, qui a fini par écraser Linas-Montlhéry.

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