Coupe de France - Les Herbiers : Comme leur coach, les joueurs y ont cru

Coupe de France - Les Herbiers : Comme leur coach, les joueurs y ont cru©Media365

Geoffrey Steines, publié le mercredi 09 mai 2018 à 07h25

Les joueurs des Herbiers ont reconnu mardi avoir envisagé de revenir au score contre le PSG en finale de la Coupe de France (21h05). Ce qui ne les empêche pas rester les pieds sur terre et d'être fiers du visage montré.

DE L'UN DE NOS ENVOYES SPECIAUX AU STADE DE FRANCE

Il y avait comme un paradoxe au bout d'une soirée où tout a tourné dans le sens des Herbiers et qui s'est tout de même soldé par une défaite pour les Vendéens mardi en finale de la Coupe de France (0-2). Il n'y avait pas mieux pour symboliser l'écart entre une équipe de National 1 et l'incontestable champion de France, calibré pour affronter les matchs de Ligue des Champions plus que le VHF. Mais le score final était aussi là pour rappeler que le « Petit Poucet » a fait le match, et là était bien l'essentiel. « La fierté prédomine, a soufflé le capitaine Sébastien Flochon en zone mixte dans les couloirs du Stade de France. Fier de cette équipe qui a lutté jusqu'au bout, avec ses armes. On n'a pas eu beaucoup le ballon, mais on y était préparés. On a donné une belle image du foot français, c'était une grande fête. » Une grande fête rendue possible par une rencontre où les Herbiers ont rivalisé, sans renoncer à leurs principes de jeu.

« Pourquoi on essayerait de jouer en National 1 et pas aujourd'hui »Pendant la majeure partie de la première période, ils se sont efforcés de faire tourner un maximum le ballon. Un pan du plan de Stéphane Masala pour « faire tourner le chronomètre » et rester dans le match le plus longtemps possible. Mais ce style est aussi inscrit dans l'ADN de cette équipe, comme elle l'avait montré en demi-finale de la Coupe de France contre Chambly (2-0) ou tout au long de la saison en championnat. « Le coach tenait à ça. Pourquoi on essayerait de jouer en National 1 sur des terrains qui ne sont pas toujours comme on l'espère selon les saisons pour ne pas jouer aujourd'hui sur un terrain magnifique ? Si on n'avait pas essayé de jouer, on n'aurait pas été nous-mêmes. On se le devait, malgré les pertes de balle rapides. On essayait de les décaler et de les faire courir. » Le plan s'est quasiment déroulé sans accroc. A tel point que le score était toujours de 0-1 quand Masala a lancé deux attaquants supplémentaires à l'heure de jeu pour tenter d'inverser le cours du match. « Le coach a fait ça pour essayer de revenir dans le match, de les mettre plus en difficulté. On a cette action à la fin où on peut marquer, même s'il aurait sûrement manqué du temps pour revenir.»

« On se dit que les Dieux du foot sont peut-être avec nous »S'il n'y avait qu'un but d'écart, ce n'était pas seulement dû à la bonne prestation des Herbiers, c'était aussi que la réussite était avec eux. Ils s'en sont même laissés griser. « Je me suis laissé penser que c'était un jour incroyable et qu'on allait égaliser, même s'il n'y a pas photo sur le match et que le score est logique, a reconnu Masala en conférence de presse. On aurait peut-être mérité de mettre ce 2-1. (...) Quand il marque le but, je dis à Kylian (Mbappé) qu'il n'y aura pas but avec la vidéo et il sourit, avant que l'arbitre ne le refuse. C'est incroyable, je me dis que ce n'est pas possible, qu'on va en avoir une sur un malentendu... J'y ai cru, c'est vrai. » « Sincèrement, quelque part, on se dit que les Dieux du foot sont peut-être avec nous, a confirmé Flochon. Après le but invalidé, j'étais prêt et je pense qu'il y a main d'Alves (sic). On est restés dans le match et on espérait encore revenir sur la fin. Mais Paris a quand même mérité sa victoire. »

« Ils ne seront pas à la Coupe du Monde pour rien »Surtout que le PSG a fait le job avec application et avec respect pour son adversaire du soir. A la veille du match, l'entraîneur du VHF souhaitait que les Parisiens donnent « une leçon à ses joueurs ». Elle a visiblement été retenue. « Quand on pense qu'ils n'ont pas vu la passe et ils l'interceptent quand même, c'est le niveau international, s'est marré Dequaire. Ils ne seront pas à la Coupe du Monde pour rien. » « Ce sont des grands joueurs en face, ils font les bons choix aux bons moments, même si on a essayé de les embêter dans leurs sorties de balle. C'était compliqué de sortir, mais on a quand même été ambitieux, je pense que les gens ont apprécié. En face, c'est du très haut niveau. » Les Herbiers ont tout fait pour s'y élever, et l'ont bien fait. Pour faire une belle finale, il faut deux bonnes équipes. Et elle était belle, cette finale.

(Avec Julien PEREIRA)

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