Coupe de France : Guingamp doit-il jouer la coupe à fond ?

Coupe de France : Guingamp doit-il jouer la coupe à fond ?©Media365

Geoffrey Steines, publié le jeudi 07 février 2019 à 09h35

C'est un débat qui ne sera jamais tranché, parce qu'il n'y a pas de vérité.

A chaque fois qu'un club jouant le maintien dispute un match de Coupe, il est de bon ton de se demander s'il ne serait pas plus raisonnable de le « lâcher ». De préserver les titulaires pour d'autres échéances, plus importantes pour l'avenir à long terme du club. De se libérer des dates dans le calendrier pour se focaliser sur les rencontres de championnat. Lanterne rouge de L1 à quatre points du premier non-relégable, Guingamp est déjà qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue, le 30 mars prochain à Lille contre Strasbourg. Et maintenant, il peut se hisser en quarts de finale de la Coupe de France, avec un succès face à Lyon jeudi (21h00). Une chance que l'En Avant ne veut pas laisser passer, malgré les avantages qu'il pourrait y trouver. « On ne met aucun match de côté », a assuré Jocelyn Gourvennec en conférence de presse ce mercredi. A Guingamp plus qu'ailleurs, la Coupe de France est ancrée dans les gènes.

Guingamp et l'exemple de 2014

Ils en ont gagné deux sur la dernière décennie et ont atteint le dernier carré deux fois lors des quatre dernières éditions. Des épopées qui allaient le plus souvent avec la quête du maintien en L1. En 2014, quand l'EAG avait remporté le deuxième titre majeur de son histoire aux dépens de Rennes (0-2), il avait navigué peu au-dessus de la zone rouge pendant toute la phase retour. Il s'était même retrouvé 17eme et premier non-relégable, avec deux petits points d'avance sur le 18eme, à quatre journées de la fin. Mais Gourvennec, déjà à la tête de l'équipe à cette époque, n'a pas eu à regretter d'avoir mené de front le championnat et la Coupe, bien utile pour rebooster une équipe en panne de confiance et engluée dans une spirale de résultats négatifs. « Elle aide le groupe à avoir un peu d'estime de soi car elle ne viendra pas de l'extérieur. On ne parle que du négatif, pas de l'amélioration, qui est nette, lorsqu'on évoque notre saison. Il faut être plus fort que ça. » Sur le papier, la semaine fait peur, avec la venue de Lille à Roudourou dimanche (17h00) après l'OL.

Guingamp face à une semaine très costaude

Mais sur les 9 petites victoires de Guingamp toutes compétitions confondues cette saison, il y en a une contre le PSG, une autre face à Rennes et deux contre Monaco, dont une face à une ASM new-look de fin de Mercato hivernal. Alors il n'est pas interdit de rêver pour l'En Avant. « On reçoit un adversaire redoutable, qui a frappé un grand coup dimanche. Avec Paris, c'est la plus grosse équipe du championnat. Elle a aussi battu Manchester City en Ligue des champions. Ce sera un match difficile mais, derrière, on aura un match très important contre Lille. (...) Le meilleur moyen de le préparer, c'est d'être solide contre Lyon. Si ça veut sourire, il y a une qualification au bout. On a plus à gagner qu'à perdre. Certains reprochent aux entraîneurs, en France, de ne pas jouer les coupes à fond. Si on peut montrer le contraire... » Avec l'espoir qu'un possible exploit enclenche pour de bon une dynamique positive. « J'ai quand même tendance à dire que ça vous booste », estimait Gourvennec après la qualification au Parc des Princes. Une autre jeudi pourrait avoir cet effet. C'est bien pour ça que Guingamp ne peut se permettre de jeter ce match par la fenêtre.

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