Coupe de France (Demi-finales) : C'est l'heure de rebondir pour Marçal et Guingamp

Coupe de France (Demi-finales) : C'est l'heure de rebondir pour Marçal et Guingamp©Media365
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Alessandro Pitzus, publié le mardi 25 avril 2017 à 07h43

On avait pris l'habitude de le voir débouler à toute allure dans son couloir gauche. C'est un peu moins le cas depuis quelques semaines. Dans le sillage de son équipe, Marçal est un peu moins convaincant ces derniers temps.

Il faisait pourtant partie des joueurs que l'on citait régulièrement lorsqu'il fallait composer l'équipe-type de la mi-saison. Mais le Brésilien de 28 ans, prêté sans option d'achat par le Benfica Lisbonne, a eu du mal à maintenir le niveau une fois l'hiver passé.

Deux passes décisives en 2017

Sa première partie de saison, Marçal l'a vécue comme dans un rêve. Débarqué dans l'anonymat général, le Sud-Américain n'a pas mis longtemps à se faire une place dans la formation d'Antoine Kombouaré. De la vitesse, du talent, du savoir-faire et surtout de la générosité, il n'en fallait pas plus pour convaincre le Kanak. Avec l'ancien coach du PSG, la confiance est réciproque. Quand Guingamp étonnait son monde en faisant mordre la poussière à Paris ou à Lyon, le Brésilien n'était jamais bien loin. C'est moins le cas désormais. Auteur de six passes décisives d'août à décembre, l'ancien joueur de Gaziantepspor n'en a ajouté que deux depuis la reprise. Ses centres ont perdu en précision, ses montées sont moins tranchantes et surtout... ses attaquants sont plus difficiles à trouver. Le problème est également physique. Lors de ses sept premières années au plus haut niveau, Marçal a rarement joué plus de 30 matchs dans un exercice. Ce n'est arrivé qu'une fois avec le Nacional Madère en 2014-2015 (38). Il en comptabilise déjà 32 toutes compétitions confondues avec l'En Avant.

Les changements de système ne lui réussissent pas

Marçal est un pur latéral sud-américain. C'est-à-dire qu'il préfère attaquer que défendre. La philosophie de jeu des Costarmoricains durant la première partie de saison lui convenait mieux. Quand l'EAG surprenait son petit monde en Ligue 1, le Brésilien marchait sur l'eau. C'est moins le cas depuis que le club de Bertrand Desplat est descendu de son piédestal. Quand Guingamp subit et change de système trop régulièrement (du 4-3-3 au 4-4-2), les faiblesses du latéral gauche brésilien sont détectables. Moins vif derrière et pas assez vigilant au marquage, le Breton a eu quelques défaillances défensives lors des derniers matchs de L1. Mais malgré tout, le principal intéressé préfère ne retenir que le positif : « C'est la meilleure saison de ma carrière, a-t-il lâché récemment. Avec ma famille, nous garderons Guingamp dans notre cœur quand je partirai. Mais une chose est sûre, j'y reviendrai un jour ou l'autre. » Avant de penser aux adieux, Marçal peut vivre un dernier grand frisson avec l'EAG. En passant l'obstacle angevin mardi, il pourrait avoir l'occasion de monter à Paris pour aller y défier le PSG ou Monaco pour le titre final. Un challenge qui prendrait des allures d'aboutissement.

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