Atlético Madrid

Ligue des Champions : L'Atlético s'offre le tenant du titre

Ligue des Champions : L'Atlético s'offre le tenant du titre©Media365
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, publié le 11 mars

L'Atlético de Madrid s'est offert le scalp du tenant du titre, Liverpool, en huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

Champion d'Europe en titre et infaillible jusqu'à sa première manche à Madrid, Liverpool s'est fait surprendre par une formation de l'Atlético revigorée. La donne était donc était donc très claire pour les Reds : percer l'armure des Colchoneros pour passer ces huitièmes sans trembler. Une mission plus compliquée qu'elle n'y parait de prime abord. Car la bande à Simeone n'a pas changé son mode opératoire, même dans cette saison de transition. Et contre toute attente, elle est parvenue à franchir cette montagne avec une abnégation de tous les instants.

Liverpool avait bien débuté sa mission

La première était la plus dure : trouver l'ouverture. Wijnaldum a allumé une première mèche d'entrée de jeu pour tester Oblak (5eme), mais les Colchoneros ont répondu sur l'une de leurs armes, les corner, Felipe étant tout proche de reprendre un ballon qui trainait (13eme). Le même Felipe s'est ensuite fait une grosse frayeur en touchant le ballon de la main dans sa surface, mais Liverpool n'a pas obtenu de penalty après utilisation de la VAR (23eme). Reste que ce sont bien les Reds qui ont pris le contrôle des opérations, accentuant la pression par son trio offensif, qui n'a cessé de peser. Mané s'est essayé sans succès (34eme), tout comme Firmino (36eme), mais c'est Wijnaldum qui a renfilé son costume de buteur. Le milieu néerlandais a placé une tête victorieuse sur un centre parfait d'Oxlade-Chamberlain, confirmant au passage son aptitude à inscrire des buts importants (1-0, 43eme).

Au retour des vestiaires, les hommes de Jürgen Klopp n'ont pas relâché la pression. Et sans un grand Jan Oblak, l'Atlético aurait coulé dès le début de ce second acte. Le portier des Colchoneros a multiplié les prouesses dans son but, devant Salah (48eme), Oxlade-Chamberlain (54eme) ou encore Firmino (60eme).

Llorente, le bourreau d'Anfield

En ne fructifiant pas ce temps fort, les Reds ont laissé l'Atlético en vie. Et ils auraient pu le payer dans la phase qui a suivi. Un temps faible, un vrai. Adrian, le remplaçant d'Alisson, a d'abord sorti le grand jeu sur une tentative de Joao Felix (61eme), avant d'être sauvé par sa barre sur un coup de casque de Trippier (67eme). Les Reds ont répondu sous l'impulsion de leurs deux latéraux. Alexander-Arnold a sollicité Oblak d'une frappe puissante, avant que le ballon relâché par le portier slovaque ne revienne sur Robertson, qui a lui aussi fait passer des frissons sur une frappe sèche (68eme). Liverpool a poussé jusqu'au bout, mais n'a pu éviter les prolongations.

L'idée était alors de mettre un dernier coup de collier. C'est ce que les Reds ont fait par l'intermédiaire du classieux Firmino. En deux temps, après une première reprise de la tête qui avait heurté le poteau, le faux numéro 9 brésilien a fait exploser Anfield dès l'entame de cette période cruciale (2-0, 94eme). Mais un homme a tout changé dans les rangs des Colchoneros : Marcos Llorente. Le milieu espagnol a inscrit le but qui changeait tout d'un tir du droit parfait (2-1, 105eme+1) avant de devenir le bourreau de tout un peuple sur une nouvelle frappe chirurgicale dans les arrêts de jeu de cette première période de prolongation (2-2, 105eme+3). L'affaire était réglée, face à cet adversaire-là, même dans le théâtre de ces miracles. D'autant que Morata a éteint la lumière d'Anfield sur une dernière contre-attaque (2-3, 120eme). La fin d'une ère.

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