CAN 2025 : Cinq pépites à suivre

CAN 2025 : Cinq pépites à suivre ©Icon Sport, Media365

Patrick Juillard, Media365 : publié le mardi 09 décembre 2025 à 19h44

Aucune phase finale de la CAN ne saurait se disputer sans son lot de révélations. Avant le coup d'envoi de cette édition 2025, nous vous présentons cinq de ces « rookies » prometteurs.

Abdelhamid Aït Boudlal (Maroc)

Au Maroc, Abdelhamid Aït Boudlal (19 ans) incarne l'avenir au poste de défenseur central, l'héritier attendu des Abdellatif Jrindou et autre Noureddine Naybet. Et pour Walid Regragui qui l'a convoqué pour la première fois le mois dernier, le jeune défenseur du Stade Rennais incarne désormais une solution crédible à son poste. Apparu à huit reprises en Ligue 1 depuis le début de la saison, le jeune homme longiligne (1m92) avait pourtant vécu des débuts cauchemardesques, avec une expulsion après 31 minutes de jeu pour sa première, le 15 août dernier contre l'Olympique de Marseille. Arrivé en Bretagne à l'été 2024 en provenance de la réputée Académie Mohammed VI, celui qui avait été envoyé en prêt à Amiens pour s'aguerrir la saison dernière bénéficie ces dernières semaines de la confiance de l'entraîneur Habib Beye, désireux de s'appuyer sur les meilleurs jeunes du club. Après huit sélections avec les Espoirs, le natif de Marrakech va désormais avoir l'occasion de faire son trou chez les A.

Yan Diomandé (Côte d'Ivoire)

Attention, prodige ! Arrivé au RB Leipzig cet été en provenance de Leganés, Yan Diomandé (19 ans) n'a pas tardé à mettre la Bundesliga à ses pieds. Dribbleur à la vélocité peu commune, le natif d'Abidjan a déjà inscrit 6 buts et délivré 3 passes décisives, toutes lors de ses six dernières apparitions, dont un triplé le week-end dernier contre l'Eintracht Francfort (6-0). Des débuts canon qui ont poussé son club à fixer son prix à 100 millions d'euros, pas moins. En sélection, le droitier passé par les Etats-Unis a aussi crevé l'écran. Convoqué pour la première fois en équipe nationale A au mois d'octobre, l'ailier de 18 ans a débuté les rencontres face aux Seychelles (0-7) et au Kenya (3-0), avec un but marqué à chaque fois. « C'est un super début de saison qui lui a valu sa sélection avec nous. Dès le premier entraînement, il a montré que c'était un client et qu'il avait vraiment son mot à dire dans cette équipe nationale », a salué le sélectionneur des Eléphants, Emerse Faé. Et si la Côte d'Ivoire avait trouvé le casseur de reins qui lui manquait depuis la retraite du grand Gervinho ?

Arsène Kouassi (Burkina Faso)

Débarqué de l'AC Ajaccio, Arsène Kouassi (21 ans) a posé ses valises à Lorient cet été. Après être sorti du lot sur l'Ile de Beauté, l'international burkinabé d'origine ivoirienne s'est imposé sans tarder comme un des maillons forts des Merlus. Très difficile à passer en un contre un, dribbleur hors-pair à son poste (il est le cinquième de Ligue 1 dans cet exercice, tous clubs confondus), ce produit de l'Académie burkinabée de New Stars FC s'épanouit sur toute la longueur de son couloir gauche dans le 3-4-3 d'Olivier Pantaloni. Conseillé par Dango Ouattara, son coéquipier chez les Etalons et ancien Lorientais, parti depuis à Bournemouth, Arsène Kouassi garde les pieds sur terre. « Les choses vont tellement vite pour moi, déclarait-il récemment. Je ne m'attendais pas à être actuellement à ce niveau-là. » Le temps est venu pour lui de disputer sa première CAN. Et sans doute pas la dernière.

Ibrahim Maza (Algérie)

Né en 2005 en Allemagne, d'un père algérien et d'une mère vietnamienne, Ibrahim Maza (20 ans) a été convoqué à plusieurs reprises avec l'Allemagne dans les catégories de jeunes avant d'opter pour l'Algérie en 2024. Vision du jeu, capacité d'élimination et sens du but : celui qui porte les couleurs du Bayer Leverkusen après s'être révélé au Hertha Berlin coche toutes les cases pour devenir sans tarder un titulaire avec les Fennecs. Il ne l'est encore que de façon épisodique, avec seulement trois

présences dans le onze de départ en dix sélections sous le règne du prudent Vladimir Petkovic. En attendant mieux ? Nombreux sont les supporters d'Elkhedra (littéralement la verte, autre surnom de l'équipe nationale algérienne) qui l'espèrent. Sa polyvalence, cette capacité à évoluer à tous les postes de l'entrejeu axial avec un repositionnement en n°6 au Bayer, pourrait être un atout maître dans cette optique.

Noah Sadiki (RD Congo)

Lui aussi a dû trancher. Et dans le cas de Noah Sadiki (20 ans), le choix de porter les couleurs de la RD Congo n'a pas fait l'unanimité dans son entourage familial, mais le natif de Bruxelles, alors porteur des couleurs de l'Union Saint-Gilloise après avoir été formé à Anderlecht, a assumé avec beaucoup de personnalité. Devenu un titulaire régulier dans l'entrejeu des Léopards sous les ordres de Sébastien Desabre, ce petit gabarit (1m73) vivace et clairvoyant a aussi affirmé ses ambitions en club, en quittant les champions de Belgique pour la Premier League et Sunderland. Voici ce que dit de lui le technicien français, qui en a fait un de ses hommes de base : « Il travaille beaucoup, car il a des objectifs élevés et se donne les moyens de les atteindre. » Et la CAN 2025 en fait assurément partie.

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