Uruguay : La gueulante de Tabarez

Uruguay : La gueulante de Tabarez©Media365

Thomas Siniecki : publié le mercredi 14 octobre 2020 à 23h11

Sans doute pressés par leurs lointains retours en club, plusieurs joueurs uruguayens ne pouvaient pas s'éterniser dans le vestiaire après leur défaite en Equateur (4-2). Oscar Tabarez, très mécontent, ne les a pas loupés pour autant.



L'Uruguay a encaissé un cinglant 4-2 en Equateur mardi, pour la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2022 dans la zone Amérique du Sud. La Celeste était menée 4-0 avant un doublé de Luis Suarez sur penalty. "En général, je ne parle pas dans le vestiaire, mais la plupart des joueurs ont dû partir, révèle le sélectionneur Oscar Tabarez. La moitié est partie précipitamment, on leur a dit ce qu'on pensait. C'est un grand coup porté à notre fierté, chaque but était un vrai coup de fouet. Cependant, on ne peut pas dire que l'équipe ait abandonné. Ils ont bien joué, mais commis des erreurs. Ou à l'inverse, ils ont mal joué, avec quelques moments d'excellence par intermittence..." Une certaine philosophie du football. Les Uruguayens restaient sur quatorze matchs sans défaite et n'avaient plus perdu par deux buts d'écart depuis leur quart de finale du Mondial 2018 contre la France (2-0).

Oscar Tabarez, âgé de 73 ans, est en poste depuis 2006 sur le banc de la sélection. Cette longue présence est une des explications de la réussite de l'Uruguay depuis de nombreuses années. Malgré seulement trois millions d'habitants, ce petit pays d'Amérique du Sud est devenu une des références mondiales depuis dix ans, sous l'impulsion d'une défense de fer menée par Godin et d'un duo d'attaque Edinson Cavani - Luis Suarez - et Diego Forlan un peu avant, lors de la quatrième place au Mondial 2010. Vainqueurs de la Copa América 2011, les Uruguayens ont aussi atteint les huitièmes de finale du Mondial 2014 (sortant d'un groupe de la mort avec l'Italie et l'Angleterre) et donc les quarts en 2018. "Chez nous, chacun aide l'autre", rappelait encore Oscar Tabarez en fin d'année dernière, comme un credo (dans un entretien accordé à plusieurs médias de son pays).

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