Un ancien international russe ne comprend pas les naturalisations

Un ancien international russe ne comprend pas les naturalisations©Media365
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Rédaction , publié le mercredi 20 mars 2019 à 15h10

Pavel Pogrebniak s'est fait reprendre de volée par le Kremlin après ses propos concernant la naturalisation et la sélection de certains Brésiliens.



Vainqueur de la Ligue Europa en 2008 avec le Zenith Saint-Pétersbourg, Pavel Pogrebniak a fait partie de la génération dorée russe mais avait dû déclarer forfait pour l'Euro 2008 où la Russie avait atteint les demi-finales. Ses belles saisons et statistiques lui avaient permis de rejoindre la Bundesliga (Stuttgart) et la Premier League (Fulham, Reading). Mais on a beau être un joueur avec un passé, cela n'empêche pas de sortir quelques phrases choquantes. Aujourd'hui âgé de 35 ans et évoluant à Ekaterinbourg, Pogrebniak s'est penché sur la question de la naturalisation de certains joueurs en Russie et il n'a pas pris de pincettes. « C'est ridicule qu'un joueur noir représente la sélection russe », a déclaré l'attaquant avant de prendre les exemples de Mario Fernandes, qui a participé au Mondial 2018, et Ariclenes da Silva Ferreira. « Je ne comprends pas du tout pourquoi Ari a reçu un passeport russe. [...] Mario Fernandes est un super joueur. Mais nous avons aussi Igor Smolnikov à son poste. On pourrait aussi bien faire sans les étrangers. »

Une suspension de 10 matchs ?

Dans un pays où les droits de l'homme sont pourtant mis à rude épreuve, cette sortie médiatique n'a pas été très bien accueillie par le Kremlin. Mikhail Fedotov, président du Conseil consultatif pour les droits de l'homme, n'a pas tardé à réagir. « Je crois que n'importe quel joueur ayant la nationalité russe et jouant bien a le droit de représenter la Russie, a déclaré le conseiller de Poutine sur la chaîne 360. La couleur de la peau, des yeux des cheveux n'a aucune importance. Cela devrait être évident pour tout le monde. » Pas pour Pogrebniak qui risque 10 matchs de suspension d'après les médias locaux.

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