Thaïlande : L'international togolais Vincent Cossou raconte son quotidien

Thaïlande : L'international togolais Vincent Cossou raconte son quotidien©Media365
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Rédaction , publié le mercredi 22 avril 2020 à 14h20

Vincent Bossou, défenseur international togolais évoluant au Pattani FC en Thaïlande, raconte son quotidien au temps du covid-19.

Vincent, le monde traverse une crise sans précédent avec le Covid-19 qui met aux arrêts toutes les activités. De quoi sont faites tes journées en ces temps sans championnat ?
Je travaille chaque soir dans la salle de gym située dans l'appartement où je suis logé. On y travaille souvent en groupe et en live sur la page du club avec notre préparateur physique.

Qu'est-ce qui est prévu pour la reprise du championnat thaïlandais ?
Ici, la Fédération projette de reprendre en septembre prochain, ce qui sera officiel à l'issue d'une séance de travail prévue pour ce mercredi.

Comment gardes-tu contact avec tes amis joueurs, actuellement confinés dans d'autres pays ?
Nous échangeons souvent par téléphone afin de prendre de nos nouvelles.

La pandémie est partie d'Asie et tu vis sur le même continent. N'as-tu pas eu peur ?
Peur de quoi ? Non non, il faut seulement respecter les consignes et prendre bien soin de soi, ce que je fais. C'est un peu ça. Sinon, je n'ai pas eu peur.

Utilises-tu un masque pour être à l'abri du Covid-19 ?
Bien sûr que oui. Notre club en a fabriqué assez. Ils sont faits avec le logo et les couleurs du club.

Comment cela se passe pour ton salaire étant donné que tu ne joues plus depuis environ un mois du fait du coronavirus ?
Ici, par rapport au salaire, nous n'avons pas de soucis. Les dirigeants continuent de payer les joueurs parce que le budget était déjà adopté avant l'apparition du coronavirus. Tous les clubs ont leur budget et après la Fédération leur vient en appui à travers des subventions.

Quel serait ton message de sensibilisation à l'ensemble de tes fans, du continent africain en général et du Togo en particulier, pour éviter la propagation du Covid-19 ?
Mes chers fans du continent africain en général et du Togo en particulier, je vous invite à respecter les consignes des gouvernements pour éviter la propagation du Covid-19. Je vous le demande car c'est très très important. N'oubliez pas de respecter aussi les heures du couvre-feu car c'est à ce seul prix que nous pourrons combattre efficacement le Covid-19.

Raconte-nous ton quotidien de footballeur international en ces temps de confinement...
Le matin, je prends mon petit-déjeuner avant de dormir un peu. Au réveil, je regarde un film, je joue à la playstation et le soir, je fais un peu d'exercices dans ma maison.

Vincent Bossou : « Les Thaïlandais sont fanatiques de football »

Tu évolues depuis peu dans le championnat thaïlandais. Comment juges-tu son niveau ?
Le championnat thaïlandais est un championnat de bon niveau. Si physiquement tu n'es pas prêt, tu ne pourras pas jouer ici parce que ça court et que c'est vraiment physique. Autre chose, c'est un championnat professionnel où chaque club a sa boutique, où tu peux trouver le maillot du club ou de ton joueur préféré. Après un match, tu peux donner ton maillot à un fan, le prochain match tu en auras un nouveau.

Pourquoi avoir privilégié ce championnat-là ?
J'ai choisi ce championnat parce que je suis venu relever un défi dans ce club. Ça fait plus de dix ans que le club n'est pas monté en division supérieure. Il a fallu ma présence pour le faire. Et puis c'était un bon contrat pour moi vu le salaire etc. Ce qui m'a marqué ici est que la population est fanatique de football. Vous verrez souvent toute une famille se déplacer pour suivre les matchs du championnat. C'est quelque chose que je n'avais jamais vu dans le football.

Parle nous un peu de ton histoire avec l'équipe nationale du Togo...
Ma première sélection, je ne sais plus trop mais je me souviens qu'on jouait contre la Zambie à Lomé en match amical. L'histoire va retenir qu'on s'est qualifié pour la première fois en quarts de finale de la Coupe d'Afrique des Nations (En 2013 en Afrique du Sud, ndlr). Le défi est d'être une fois encore au rendez-vous en 2021 après avoir manqué celui de 2019.

Quels sont les atouts de Vincent Bossou ?
D'abord, je peux vous affirmer que je suis régulièrement aligné quelle que soit la compétition (championnat, Coupe de Thaïlande, etc.). Je dispose d'une force terrible qui peut faire peur aux joueurs de l'équipe adverse et les dissuader de franchir mon compartiment. Je suis bon sur les coups de pieds arrêtés, les longs ballons et j'ai un très bon jeu de tête.

Quel est ton club de rêve ?
Mon rêve le plus cher serait d'évoluer un de ces jours dans le plus grand championnat au monde qu'est la Premier League, avec les Reds de Liverpool.

De quoi est fait ton parcours ?
J'ai commencé à jouer en Côte d'Ivoire dans le club d'Issua Wazi FC. Je suis ensuite allé au Bénin pour y évoluer en 2004 avec l'AS Tonnerre de Bohicon. J'ai décidé de revenir au bercail à Maranatha FC. Toujours à la recherche du meilleur, je suis parti en Tunisie à l'Etoile du Sahel. Nourrissant l'envie de découvrir de nouvelles aventures, j'ai par la suite fait ma valise pour voyager très loin, au Vietnam, dans les clubs de Navi Bank Saïgon FC, Becamex Binh Duong et Ang Giang FC. A la suite de cette expédition Vietnamienne, je m'envolai pour la Corée du Sud au Goyang FC. La Tanzanie m'accueillera ensuite aux Young Africans, dans la capitale, et depuis environ deux ans, je suis revenu en Asie où j'évolue en Thaïlande avec le Pattani FC.

Quel sera ton mot pour conclure cette interview ?
Je dirai juste que le travail paie. Il faut respecter ton boulot, travailler très dur et comme ça, un jour, tu mériteras le respect et rentreras dans l'histoire de ton pays.

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