MLS : Henry, un " maudit Français " de plus à Montréal

MLS : Henry, un " maudit Français " de plus à Montréal©Media365
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Thomas Siniecki : publié le jeudi 14 novembre 2019 à 18h32

Montréal, de par son histoire mais aussi son présent, est extrêmement lié aux Français, qui sont très nombreux en ville. Après Didier Drogba et Rémi Garde, l'arrivée de Thierry Henry est évidemment un événement considérable sur place pour de nombreuses personnes.



Thierry Henry à Montréal, ce n'est pas comme si l'entraîneur français allait n'importe où ailleurs en MLS. La métropole québécoise, de par son identité francophone, est forcément particulière. Le nombre de Français est sans commune mesure avec aucune autre ville outre-Atlantique, et même pour de nombreuses grandes villes européennes : 80 000 habitants. Alors, choisir un nom qui parle à la communauté française n'est jamais un hasard à Montréal, même par rapport aux Québécois qui portent toujours une forte importance au fait que le coach parle leur langue (notamment aux Canadiens, l'équipe de hockey qui fait presque office de religion en ville). Très multiculturelle, avec aussi beaucoup de Sud-Américains, Montréal devient plus généralement un vrai vivier de soccer, pour reprendre le terme local.

« Des gens vraiment chaleureux »

« J'ai toujours eu un œil sur l'Impact, on m'en a toujours dit du bien, assure « Titi » sur le site de son nouvel employeur. J'ai aussi pu constater, surtout quand j'étais à Montréal pour jouer, que les gens étaient vraiment chaleureux et gentils. Quelque part, il faut aussi essayer d'avoir une bonne connexion avec la communauté. Cette ville a vraiment de l'amour pour son équipe et pour le football. Quand je venais jouer avec les Red Bulls, je l'ai vraiment ressenti. J'avais trouvé le stade très chaleureux. Quand il y a du bruit, quand il y a du monde et quand les gens sont vraiment derrière l'Impact, c'est vraiment impressionnant. »



L'exagération est de bonne guerre. Il y a peut-être un peu plus d'ambiance qu'à Louis-II, assurément moins qu'au Highbury de la grande époque... Toujours est-il que pour les Montréalais, c'est clairement une renaissance après la période Didier Drogba, qui avait porté la franchise dans une autre dimension. Au niveau médiatique, déjà, et sportif puisque l'équipe était allée en demi-finales de conférence en 2015, puis en finale de conférence en 2016.Thierry Henry prend aussi la suite de Rémi Garde, licencié il y a seulement quelques mois (et après qui l'intérim de Wilmer Cabrera aura été un nouvel échec) avec son équipe lyonnaise, seul Rémy Vercoutre restant au club alors que Joël Bats et Robert Duverne étaient également partis. Mais l'Impact n'a donc pas tenu bien longtemps sans faire appel à un « maudit français », comme nous sommes appelés là-bas. Et pas le moins illustre.

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