Juba Touabi, Media365, publié le jeudi 15 janvier 2026 à 10h14
Les Lions de l'Atlas se rapprochent de plus en plus d'un deuxième sacre africain. Souvent critiqué depuis le début du tournoi, Walid Regragui a tenu à répondre à ses détracteurs.
Qualifié pour la finale de la Coupe d'Afrique des nations 2025 après une victoire aux tirs au but face au Nigeria, le Maroc a validé bien plus qu'un simple billet pour le dernier match du tournoi. Au coup de sifflet final, Walid Regragui, sélectionneur marocain, a livré ses impressions et une réponse assumée aux critiques qui ont accompagné le parcours marocain.
D'abord tourné vers les supporters, le technicien marocain a rappelé l'enjeu symbolique de cette qualification : « On est heureux car on sait que ce public mérite de revoir une finale de Coupe d'Afrique et d'avoir une grande équipe ». Conscient des attentes immenses autour de sa sélection, Walid Regragui a souligné l'importance du lien avec les fans : « On est restés concentrés et on est heureux à la fin pour le public, car on sait que quand même 90% des gens sont derrière cette équipe. Donc je suis très heureux pour les fans ».
« C'était une campagne vraiment pas correcte »
Lucide, l'entraîneur marocain n'a pas éludé le climat parfois pesant qui a entouré le Maroc durant la compétition. « Je n'ai pas été que chahuté, c'était une campagne vraiment pas correcte mais c'est pas grave, on l'a acceptée », a-t-il confié, avant de saluer le rôle fondamental de son vestiaire : « Le groupe m'a protégé, ils aiment leur coach ». Une relation de confiance qu'il a su transformer en exigence : « Comme je leur ai dit, c'est sur le terrain qu'ils doivent me le rendre ». Habitué à l'exigence du football marocain, le sélectionneur assume cette pression constante : « La critique fait partie du football, on l'accepte. On sait que la moindre défaite ou le moindre nul au Maroc est catastrophique ».
Au-delà du présent, Walid Regragui a élargi son regard à l'histoire récente du football national. « Je suis heureux aussi pour les anciens joueurs, ils ont participé en faisant évoluer cette équipe, en choisissant le Maroc très tôt », a-t-il insisté, conscient de l'héritage transmis. Avant de conclure avec humilité : « On récolte l'âge d'or du foot marocain mais il ne faut pas oublier d'où on vient ». À une marche du titre continental, le Maroc avance désormais porté par un groupe soudé, un public retrouvé et un sélectionneur qui, malgré les critiques, a su maintenir le cap jusqu'à la finale.















