Maroc, RD Congo, Egypte... La valse des sélectionneurs est lancée

Maroc, RD Congo, Egypte... La valse des sélectionneurs est lancée©Media365

Patrick Juillard, publié le jeudi 25 juillet 2019 à 10h49

La CAN 2019, première de l'histoire à se disputer à 24 équipes, a été dévastatrice pour les sélectionneurs des équipes africaines. Entre limogeages, départs et contrats non renouvelés, le changement c'est maintenant sur les bancs de nombreux pays.

Maroc : Hervé Renard jette l'éponge, un grand nom attendu ?

Une élimination en huitièmes, a fortiori contre le sans-grade béninois : voilà qui est bien en deçà du standard habituel d'Hervé Renard en phase finale de Coupe d'Afrique. C'est donc sans surprise que le technicien français a annoncé son départ d'un banc qu'il occupait depuis près de trois ans et demi. « Afin de mettre un terme immédiat à des rumeurs totalement infondées, j'annoncerai d'ici quelques jours mon choix mais je peux d'ores et déjà vous dire, comme je l'avais fait il y a quelques mois, que ce ne sera pas sur le continent africain », a depuis déclaré l'homme à la chemise blanche, annoncé au Sénégal ou au Cameroun par des rumeurs fantaisistes, et en Arabie Saoudite par des sources mieux renseignées. Pour le remplacer, la Fédération marocaine affirme avoir déjà reçu une dizaine de candidatures. Selon nos informations, Laurent Blanc a été approché par des intermédiaires, alors que le nom de Vahid Halilhodzic circule également, tout comme celui de Bruno Genesio (qui pourrait aussi se voir confier les rênes de la DTN, laissées vacantes par le départ de Nasser Larguet).

RD Congo : Claude Makelele, le choix du président

Egalement éliminée en huitièmes de finale, la RD Congo apparaît sur une trajectoire nettement ascendante. Après avoir conduit l'équipe jusqu'en demi-finales (en 2015) puis en quarts de finale (en 2017), Florent Ibenge en est considéré comme le principal responsable. Le sélectionneur lui-même n'a pas exclu de rendre son tablier après cinq années de travail, qui auront au moins refait des Léopards une nation africaine régulière. Depuis ces dernières heures, le nom de Claude Makelele est sur toutes les lèvres dans ce grand pays de football. L'ancien international tricolore, sans club depuis qu'il a été déchargé de ses fonctions par Eupen (L1 belge), serait le favori du nouveau président, Félix Tshisekedi, à en croire L'Equipe. Reste à la Fédération à valider ce choix. « D'abord, rien n'est décidé à propos d'Ibenge, que je dois prochainement rencontrer. Ensuite, si on doit engager un nouveau sélectionneur, ce choix revient à la Fédération, et ce qui m'intéresse, ce sont les compétences, et pas d'avoir un nom, a assuré le président de la Fecofa, Constant Omari, avant de conclure, strict. Que les choses soient claires : je n'accepterai pas d'ingérence gouvernementale concernant le choix du sélectionneur. »

Egypte : Javier Aguirre, ou la colère du vieux

Javier Aguirre n'a évidemment pas résisté à l'humiliante élimination des Pharaons en huitièmes de finale de la CAN. Le sélectionneur mexicain de l'Egypte s'était d'emblée désigné comme seul « responsable » de cet échec. Dans la foulée de ce que Javier Aguirre a qualifié de « triste nuit », celle de la défaite inattendue de son équipe face à l'Afrique du Sud (1-0), le président de la Fédération égyptienne de football (EFA), Hani Abou Rida (65 ans), a lui aussi présenté « sa démission » et « limogé » toute l'équipe technique de la sélection nationale. Cette décision répondait, aux dires du dirigeant, à « une obligation morale ». L'Egypte est en quête de l'oiseau rare, capable d'unir toutes les composantes du football national autour d'un objectif de reconquête des sommets continentaux. D'autres nations ayant participé à la récente CAN sont dans le même cas : on citera l'Ouganda, qui a vu Sébastien Desabre rejoindre le richissime club égyptien de Pyramids FC, le Zimbabwe, la Tanzanie sans oublier la Guinée ou le Cameroun, qui a remercié Clarence Seedorf. Et la liste pourrait encore s'allonger.

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