Maroc : Hervé Renard, le doute est permis

Maroc : Hervé Renard, le doute est permis©Media365

Patrick Juillard, publié le jeudi 05 juillet 2018 à 16h30

L'avenir d'Hervé Renard à la tête du Maroc suscite quelques doutes, malgré un contrat courant jusqu'en 2022.

Hervé Renard va-t-il poursuivre sa mission à la tête du Maroc ? Depuis le retour au pays des Lions de l'Atlas, éliminés sans démériter au premier tour de la Coupe du Monde 2018, le royaume se perd en conjectures sur l'avenir du technicien français au poste de sélectionneur. Sous contrat jusqu'en 2022, le double champion d'Afrique aurait vu ses dirigeants et posé des conditions à son maintien sur le banc. D'après le quotidien Al-Ahdath El Maghribia, celles-ci seraient au nombre de trois : le maintien de Nasser Larguet à la tête de la DTN, où son mandat a officiellement pris fin le 30 juin ; les départs de Mustapha Hadji (adjoint) et Abderrazak Hifti(médecin de l'équipe nationale) ; enfin, l'ajout à son contrat d'une clause de départ après la CAN 2019. Ces rumeurs ont eu le don de mettre fin au silence radio d'Hervé Renard depuis la fin du Mondial. « Contrairement à ce qu'il peut se dire dans certains médias, je n'ai eu aucune réunion depuis la fin de notre parcours à la Coupe du Monde. De ce fait, je n'ai pu exprimer aucune exigence particulière pour le futur », a écrit l'homme à la chemise blanche sur son compte Twitter.

Hervé Renard a la cote en Afrique, mais aussi en Asie


Est-ce à dire qu'Hervé Renard va à coup sûr rester à la tête du Maroc ? Il n'est pas interdit d'en douter. Annoncé sur les radars de nations en quête d'un sélectionneur d'envergure, telles que l'Algérie, l'Egypte ou le Cameroun, l'ancien entraîneur de Sochaux et de Lille garde une cote très élevée en Afrique, où il a écrit les plus belles pages de sa carrière de coach. Mais d'autres offres pourraient lui parvenir d'autres destinations plus inattendues : son nom circulerait déjà dans le Golfe persique (des clubs des Emirats ne sont pas insensibles à son profil) mais aussi au Japon, où la Fédération recherche un successeur à long terme à Vahid Halilhodzic et mettra la main à la poche sans rechigner pour trouver le technicien idoine. Outre ces dragues insistantes, la dégradation de l'ambiance dans le vestiaire de la sélection marocaine pourrait susciter de la lassitude chez Hervé Renard, après deux longues années en poste. La bombe à retardement lâchée par Mehdi Benatia après le match face au Portugal, le 20 juin dernier, n'a pas fini de faire effet. La réunion du bureau administratif de la Fédération marocaine de football, le 9 juillet prochain, pourrait permettre d'en savoir plus. En attendant, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, reste muet.

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