Les confidences du sélectionneur nord-coréen

Les confidences du sélectionneur nord-coréen©Media365

Rédaction , publié le jeudi 14 décembre 2017 à 11h55

Sélectionneur de la Corée du Nord depuis 2016, Jorn Andersen s'est confié sur les conditions de travail alors que le pays est pointé du doigt sous la dictature de Kim-Jong-un.

Jorn Andersen a atterri en Corée du Nord un peu par hasard. Le Danois a fait la majeure partie de sa carrière en Bundesliga que ce soit en tant que joueur ou entrainer et ne pensait pas rejoindre l'un des pays les plus secrets au monde. « J'ai trouvé un peu particulier qu'on me propose le poste mais maintenant je suis très content de mon choix », affirme-t-il à l'AFP en marge de la Coupe d'Asie de l'Est. Dans un pays où règne la dictature de Kim-Jong-un, l'ancien coach de Salzbourg assure qu'il y a « beaucoup de choses négatives » qui sont dites sur la Corée du Nord et qui sont en décalage avec la vie réelle. Seulement, au moment de parler de la situation politique du pays qui enchaîne les essais nucléaires , le Danois préfère botter en touche. « Je ne veux pas trop parler de cela parce que mon travail est celui d'un entraîneur de foot. Mais je crois que le sport peut aider à construire des ponts entre les pays. Loin d'être une nation qui compte sur l'échiquier mondial du football, la Corée du Nord vise la Coupe du monde 2022 au Qatar et met à disposition de belles infrastructures à son équipe nationale. « Je m'entraîne avec eux tous les jours, deux fois par jour, comme dans un club. Les week-ends ils retournent dans leurs clubs pour jouer des matchs. Je pense que c'est le seul pays au monde où vous pouvez travailler comme ça avec une équipe nationale ». D'ailleurs, l'ancien meilleur buteur de Bundesliga en 1990 vante le mérite de ses joueurs, beaucoup plus rigoureux que dans le Vieux Continent. « Mes joueurs sont sympas, ce sont de grands bosseurs et ils sont toujours motivés de venir à l'entraînement. En Europe j'ai parfois fait l'expérience de joueurs me disant: 'Coach, je suis crevé, je ne veux pas bosser aujourd'hui ! ». Tout est beau dans le meilleur des mondes donc pour Andersen qui vit dans un hôtel de luxe. A une exception près... « Le plus difficile c'est que je suis seul ici. Je n'ai pas d'entraîneur assistant, personne avec qui je peux discuter. »

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