Clément Pédron, Media365 : publié le lundi 17 novembre 2025 à 18h19
L'Observatoire espagnol du racisme et de la xénophobie (Oberaxe) a rendu public un rapport quantifiant les manifestations de haine sur les réseaux sociaux. Celui qui en est la cible numéro un dans le domaine du sport est Lamine Yamal.
Comme dans beaucoup d'autres sujets, et le phénomène s'est largement développé avec les réseaux sociaux, le sport fait l'objet de nombreuses discussions. Mais il génère aussi, bien malgré lui et les valeurs prônées, des manifestations de haine qui se sont multipliées ces dernières années. L'Observatoire espagnol du racisme et de la xénophobie (Oberaxe) a récemment fait une étude sur ce que l'on pouvait observer sur le numérique et les résultats sont accablants et consternants. Ce lundi, cet institut a révélé le contenu de ses conclusions. Dans le domaine du sport et sur le plan individuel, Lamine Yamal est la personnalité la plus insultée sur les réseaux sociaux.
À seulement 18 ans (!), l'attaquant du FC Barcelone reçoit jusqu'à 60% des insultes de toutes les natures et sur les différentes plateformes. « Nous l'avons constaté récemment, explique Tomás Fernández, le directeur d'Oberaxe. La façon dont cette personnalité publique affiche ses origines et sa couleur de peau illustre parfaitement comment ses détracteurs tentent de l'attaquer et de le juger avec des préjugés négatifs. »
Vinicius juste derrière
Derrière Lamine Yamal, on retrouve dans ce classement Vinicius Junior. Le joueur du Real Madrid est régulièrement ciblé, que ce soit au stade ou donc sur les réseaux sociaux. L'Observatoire espagnol du racisme et de la xénophobie (Oberaxe) estime qu'il en reçoit à hauteur de 29%. Le troisième de ce classement n'est autre que Kylian Mbappé (3%). On retrouve ensuite Nico Williams, son frère Iñaki Williams, Alejandro Baldé et Brahim Diaz. À l'échelon collectif, on retrouve le Real Madrid (34 %), le FC Barcelone (32 %) et Valladolid (17 %).
« Ce qui se passe dans le football est le reflet de la société, avec ces messages dénigrants, estime Fernández lors de Carrusel de Cadena Ser, dans des propos repris par Marca. Nombre d'entre eux utilisent même un langage agressif ou dégradant, ce qui est un véritable reflet de la situation actuelle. Beaucoup de gens pensent que leurs propos ne sont pas si offensants , mais en réalité, cela peut se traduire dans le monde physique, voire mener à des agressions. »
















