L'Islande n'a plus de quoi effrayer les Bleus

L'Islande n'a plus de quoi effrayer les Bleus©Media365
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Rémi Farge, publié le lundi 25 mars 2019 à 07h30

Vendredi, si l'équipe de France a bien débuté ses éliminatoires de l'Euro 2020, ses principaux concurrents dans le Groupe H ont aussi pris un bon départ. La Turquie l'a emporté en Albanie (0-2) et l'Islande a dominé Andorre sur le même score.



Un petit événement pour l'Islande, qui n'avait plus gagné depuis janvier 2018, et restait même sur quinze matchs sans succès. Cette statistique reflète bien le manque de confiance des hommes d'Erik Hamren, en difficulté depuis leur qualification pour la Coupe du Monde 2018.

Un renouvellement qui ne s'opère pas pour l'Islande

En Russie, les Islandais avaient fait bonne figure, en accrochant héroïquement l'Argentine en ouverture (1-1), avant de chuter d'une courte tête contre le Nigeria (2-0) et la Croatie (1-2), futur finaliste de l'épreuve. Mais plus de deux ans après leur incroyable parcours lors de l'Euro 2016 en France, les coéquipiers de Gylfi Sigurdsson ont du mal à se renouveler. Vendredi, en Andorre, neuf des onze titulaires étaient déjà présents dans l'équipe qui s'était révélée sur le sol français deux ans et demi plus tôt. A force de briller dans les duels et dans le jeu aérien, l'Islande est presque devenue une caricature d'elle-même, trop facilement lisible pour ses adversaires.

Le match de Guingamp comme avertissement

Pourtant, en octobre, quand il est venu accrocher les Bleus à Guingamp (2-2), le pays insulaire pensait avoir retrouvé des certitudes. Sauf que derrière, la Suisse et la Belgique l'ont emporté en Ligue des Nations, et les matchs amicaux qui ont suivi n'ont rien donné de satisfaisant, à l'image de matchs nuls contre le Qatar et l'Estonie. Pas de quoi effrayer les champions du monde. Mais l'avertissement reçu au Roudourou en début de saison servira de rappel utile à Didier Deschamps pour maintenir son groupe sous pression. Sans oublier, en plus, que l'Islande reste quand même sur deux qualifications directes pour la phase finale de l'Euro 2016 et celle de la Coupe du Monde 2018. Ce que seuls six autres pays européens ont réussi.

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