Kansas City : Les galères de Rémi Walter

Kansas City : Les galères de Rémi Walter©Media365
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Emmanuel LANGELLIER : publié le mardi 26 janvier 2021 à 15h53

Ancien de l'OGC Nice, Rémi Walter a retrouvé un emploi à 25 ans. Le Français va jouer en MLS après avoir galéré durant de nombreux mois. Il raconte.



Rémi Walter va bientôt fouler à nouveau les terrains. Walter, l'ancien milieu de terrain de l'OGC Nice. Ça vous parle ? Arrivé en 2016, il était parti durant l'hiver 2020. Il s'en était allé pour vivre une première expérience à l'étranger, en Turquie à Malatyaspor. Une expérience qui a tourné court et à laquelle un terme a été mis avec une résiliation en juillet dernier. Ensuite, il n'y a rien eu... Heureusement, Walter va retrouver une activité puisqu'il s'est engagé en décembre avec Kansas City. A 25 ans, il va donc rejouer.

Walter : « J'ai dû m'inscrire à Pôle Emploi. Je voyais tous les copains à la télé, et moi j'avais une vie de vacanciers »

« Avec ma femme, on est très excités. C'est un nouveau pays, un nouveau championnat, un beau challenge. Je rejoins un club très structuré avec les plus belles infrastructures du pays. Il a fini premier de sa conférence lors de la saison régulière, c'est du costaud. On m'en a dit que du bien », confie le milieu de terrain dans Nice-Matin, mardi. « J'avais quelques touches en D2 allemande, en Ligue 1, en Ligue 2, en Espagne aussi. J'ai eu des contacts rapprochés avec Atlanta, une autre franchise MLS, mais on n'a finalement pas réussi à s'entendre. Quand Kansas City s'est manifesté, cela s'est fait très vite. Le coach me voulait vraiment. J'ai signé pour 3 ans avec une année de plus en option, ce qui me permet d'avoir un peu de stabilité. Et financièrement, je ne vais pas mentir, c'est très intéressant. À ce moment-là de l'année, après de nombreux mois sans jouer, avec la Covid-19 et ses conséquences, c'est comme si cette offre était tombée du ciel », poursuit l'ancien Niçois qui a galéré durant sept mois.


Walter : « On oublie la chance qu'on a de gagner sa vie en jouant au football »

« Je n'ai pas vécu que des moments faciles depuis que j'ai quitté l'OGC Nice, détaille Walter. Je suis parti volontairement de Turquie parce que je n'étais plus payé depuis plusieurs mois. C'est une habitude là-bas, mais le phénomène a été amplifié par la crise sanitaire. Ce genre de soucis, ça n'aide pas à être bien dans la tête sur et en dehors du terrain. Mais je suis parti au pire des moments. Sans la Covid, j'aurais sûrement retrouvé un club avant. À l'inverse, je viens de passer sept mois à l'arrêt. Comme «Monsieur tout monde», j'ai dû m'inscrire à Pôle Emploi. Je voyais tous les copains à la télé, et moi j'avais une vie de vacanciers. Mentalement, ça a été compliqué. »

Durant cette période délicate, Walter, qui a débuté à Nice en août 2013, reconnaît avoir « beaucoup gagné en maturité. « Je n'ai jamais perdu la valeur de l'argent car j'ai reçu une bonne éducation, mais parfois, on oublie la chance qu'on a de gagner sa vie en jouant au football. C'est impossible de ne pas être heureux », souligne Rémi Walter qui espère maintenant « tout exploser » aux Etats-Unis.

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