Joachim Löw à cent pour cent

Joachim Löw à cent pour cent©Media365
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Rémi Farge, publié le dimanche 25 juin 2017 à 09h18

Joachim Löw dirigera son 150eme match à la tête de la Nationalmannschaft ce dimanche contre le Cameroun (17h00). Il pourrait même remporter son centième succès de sélectionneur et entrer un peu plus dans l'histoire du football allemand.

C'est l'histoire d'un homme que personne ou presque n'avait vu venir. Modeste attaquant ayant passé l'essentiel de sa carrière en deuxième division, entraîneur à succès à Stuttgart puis passé dans l'ombre au gré d'expérience plus difficiles, Joachim Löw est devenu, à 57 ans, le coach le plus respecté d'Allemagne. Depuis sa nomination comme adjoint de Jürgen Klinsmann en 2004, le natif de Schönau im Schwarzwald n'a cessé de gagner le respect de ses pairs outre-Rhin. Ce dimanche, contre le Cameroun (17h), il dirigera son 150eme match de sélectionneur. Et pourrait même conquérir un centième succès. Ce qu'aucun autre sélectionneur de la Mannschaft n'a fait avant lui.
Le record de Herberger bientôt battu
Et à mesure que passent les semaines, Joachim Löw se rapproche de l'histoire. Plus précisément, il se rapproche des 167 matchs du sélectionneur à la plus grande longévité en Allemagne : Sepp Herberger, l'entraîneur du sacre mondial de 1954 contre la Hongrie. Mais à l'époque, l'Allemagne ne faisait pas encore un. Alors Löw, c'est déjà le plus grand du pays réunifié. Et il n'y aura bientôt plus besoin de différencier les époques. Prolongé jusqu'en 2020 à l'automne dernier, le sélectionneur allemand devrait, selon toute vraisemblance, doubler Sepp Herberger dans un an.
Jamais éliminé avant les demi-finales
Une juste récompense au regard du parcours de cet ancien attaquant. Choisi par Jürgen Klinsmann pour sa science tactique, Joachim Löw a entretenu la philosophie offensive prônée par son ancien patron, qui avait permis à la Mannschaft de terminer troisième de sa Coupe du Monde en 2006. De retour dans le concert des grandes nations après dix années creuses, l'Allemagne s'y est stabilisé. Sous Löw, jamais les coéquipiers de Thomas Müller n'ont été sortis d'une grande compétition avant les demi-finales. Souvent placée mais jamais titrée, la Mannschaft a même brisé la malédiction en remportant la Coupe du Monde 2014.
Renouvellement et identité de jeu
Une régularité qui prend source dans la capacité du sélectionneur allemand de régénérer ses troupes. Le renouvellement, il connaît. Michael Ballack, Philipp Lahm, Miroslav Klose ou encore Lukas Podolski peuvent stopper leur carrière internationale, Joachim Löw leur trouve toujours des successeurs, qu'il s'agisse de Sami Khedira, Mesut Özil, ou plus récemment Joshua Kimmich et Lars Stindl. Cette Coupe des Confédérations, il a d'ailleurs décidé de la disputer avec un effectif extrêmement rajeuni. Histoire de reposer les cadres, mais aussi d'offrir une expérience non-négligeable au futur de la Mannschaft. Et après deux journées, le pari est payant. Si les Allemands ont souffert contre l'Australie (3-2) et face au Chili (1-1), ils sont bien partis pour rallier le dernier carré. Et sans renier une identité de jeu qui s'applique désormais aux joueurs, et non l'inverse.

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