Mathieu Warnier, Media365 : publié le vendredi 12 décembre 2025 à 15h50
Alors que le PSG va en disputer la finale le 17 décembre prochain à Doha, la Coupe Intercontinentale est une compétition aux origines anciennes mais qui a fait un retour très récent dans le calendrier international. Retour sur ses tenants et ses aboutissants.
C'est le dernier grand objectif du Paris Saint-Germain dans cette année 2025. Après avoir remporté la Ligue des champions et la SuperCoupe d'Europe à l'échelle continentale mais également la Ligue 1, la Coupe de France, le Trophée des Champions sur la scène nationale, le club de la capitale voit se présenter l'occasion de remporter un sixième trophée en l'espace de douze mois. En effet, il a rendez-vous le 17 décembre prochain pour y disputer la finale dela Coupe Intercontinentale, dont la phase finale est organisée par la FIFA au Qatar. Une compétition dont le nom est chargé d'histoire mais dont l'incarnation actuelle a peu en commun avec le tournoi créé en 1960.
A l'initiative de l'UEFA et de son vis-à-vis sud-américain CONMEBOL, dont la collaboration a repris ces dernières années, le champion d'Europe et le champion d'Amérique du Sud se retrouvaient chaque année d'abord sous la forme de matchs aller-retour pour désigner le meilleur club du monde. Toutefois, l'ambiance parfois très chaude de l'autre côté de l'Océan Atlantique, avec plusieurs bagarres ayant eu lieu en marge des rencontres dans les années 1970, a parfois refroidi les clubs du Vieux Continent qui cédaient alors leur place au finaliste de la Coupe d'Europe des clubs champions. C'est ainsi que l'Atlético de Madrid a soulevé le trophée en 1974 après avoir pris la place du Bayern Munich champion d'Europe. Réformée en 1980, la Coupe Intercontinentale s'est installée au Japon jusqu'en 2004 sous l'influence d'un constructeur automobile local lui donnant son nom officiel, la « Toyota Cup ».
Un nom oublié relancé par la FIFA
Elle était ainsi organisée sur un seul match, le plus souvent à la mi-décembre, quelques jours après la finale de la Copa Libertadores. Ce rendez-vous a toutefois disparu en 2004 pour laisser la place à la première mouture de la Coupe du monde des clubs avant de renaître de ses cendres 20 ans plus tard en parallèle de la refonte de cette dernière, remportée l'été dernier par Chelsea aux dépens du PSG. En effet, au-delà du grand rendez-vous désormais prévu tous les quatre ans, la fédération internationale a voulu maintenir au calendrier un événement annuel réservé aux clubs pour « renforcer les rivalités sportives à l'échelle intercontinentale » selon le communiqué qui avait officialisé sa renaissance en 2024. Pour cela, elle a remis au goût du jour le nom « Coupe Intercontinentale ».
Elle a toutefois conservé le trophée qui était remis au vainqueur de l'ancien Mondial des clubs. Ce dernier a été soulevé l'an passé par le Real Madrid après sa victoire en finale face à Pachuca (3-0), avec notamment une réalisation signée Kylian Mbappé. Gardant les bases connues pendant deux décennies qui ont fait le succès de la compétition, la FIFA convie chacun des six champions continentaux mais avec un format remanié permettant au représentant européen de ne jouer que la finale. La FIFA y a également vu l'opportunité de « créer un titre annuel prestigieux pour toutes les phases de la compétition ». Pour désigner son adversaire, quatre rencontres à élimination directe sont organisées entre le mois de septembre et le mois de décembre.
Les champions continentaux au rendez-vous
Un parcours qui a commencé le 14 septembre dernier au Caire avec la victoire du Pyramids FC champion d'Afrique face au Auckland City champion d'Océanie (3-0) lors d'un match de barrages. Ce qui a permis au club égyptien de rejoindre le champion d'Asie Al Ahli pour disputer en Arabie Saoudite la « Coupe Afrique-Asie-Pacifique de la FIFA » le 23 septembre dernier. Un triplé de Fiston Mayele a permis au club du Nouveau Caire de l'emporter (1-3), de soulever le trophée et de valider son billet pour la « Challenger Cup de la FIFA », organisée au Qatar comme l'ensemble des trois derniers matchs au programme. Il aura pour adversaire ce samedi Flamengo, club brésilien dont les Parisiens ont confirmé se méfier à l'approche de l'événement.
En effet, le champion d'Amérique du Sud s'est adjugé le « Derby des Amériques de la FIFA » aux dépens de Cruz Azul, son pendant d'Amérique du Nord, grâce à un doublé de Giorgian de Arrascaeta. Le vainqueur de cette confrontation entre Egyptiens et Brésiliens désignera l'équipe qui défiera le PSG lors de la finale de cette édition 2025 de la Coupe Intercontinentale. Elle sera disputée sur la pelouse de l'Ahmad Bin Ali Stadium d'Al-Rayyan, hôte de sept matchs de la Coupe du monde 2022, qui devrait être copieusement rempli pour l'occasion. Les joueurs de Luis Enrique auront ainsi l'opportunité de conclure en beauté une année qui restera dans l'histoire du club parisien même si ce rendez-vous n'aura pas le prestige d'une finale mondiale.














