Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mardi 28 juillet 2026 à 19h50
Le président de la FIFA Gianni Infantino souhaiterait vendre des parts de la Coupe du monde à un groupe d'investisseurs privés afin d'accroître les revenus de la compétition.
Est-ce l'air des États-Unis pendant la Coupe du monde 2026 et la proximité avec Donald Trump qui a donné des idées à Gianni Infantino ? Le président de la FIFA ne semble plus craindre d'aller chaque jour un peu plus loin vers un football qui ne servirait qu'à générer toujours plus de revenus.
20 milliards de dollars
Neuf jours après la fin du tournoi et la finale remportée par l'Espagne devant l'Argentine (1-0 a.p.), le journal britannique The Times révèle ce mercredi que le président de l'instance du football mondial compte vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, via la création d'une société chargée de gérer la Coupe du monde mais aussi la Coupe du monde des clubs. Une information confirmée dans la foulée par la FIFA par un communiqué dans laquelle elle évoque la volonté d'accélérer la « démocratisation du football à l'échelle mondiale ».
Le dirigeant suisse collabore avec la banque américaine JP Morgan pour la création de cette société, dont le but est évidemment d'accroître encore plus les revenus de la FIFA, qui ouvrirait son capital à des investisseurs privés, alors qu'elle est actuellement dotée d'un statut de société à but non lucratif en Suisse. Selon les premiers chiffres dévoilés par The Times, cette société commerciale serait ainsi valorisée à près de 20 milliards de dollars (soit environ 17,5 milliards d'euros).
Le président Trump impliqué
Et si la FIFA garderait le contrôle de cette entité, l'instance dirigée par Gianni Infantino voudrait faire rentrer un actionnaire minoritaire à hauteur de 20 %, permettant ainsi une injection dans les comptes de la FIFA d'environ quatre milliards de dollars. La FIFA voudrait s'appuyer sur des membres de l'entourage du président américain Donald Trump pour mener à bien le projet, ce qui amplifie la polémique naissante. Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, est ainsi pressenti pour diriger le groupe d'investisseurs.
L'UEFA, qui s'oppose de plus en plus frontalement à la FIFA ces derniers temps, a aussitôt clamé son opposition au projet de Gianni Infantino. L'instance du football européen prend « extrêmement au sérieux » cette « ligne qu'il ne faut pas franchir », d'après un communiqué publié sur X. « L'âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs négociables - surtout sans aucune transparence sur qui profitera des gains financiers, expliqué l'instance. Le football n'appartient à personne, ce n'est pas à la FIFA de le vendre. »















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