Thomas Siniecki, Media365 : publié le samedi 16 mai 2026 à 16h30
Kasper Schmeichel, Jota, Alex Oxlade-Chamberlain ou Kelechi Iheanacho (seul ce dernier a joué samedi, sorti à la mi-temps, les deux premiers étant blessés) sont champions. Ils ne l'oublieront jamais !
L'événement n'est pas dans l'énième titre national du Celtic entraîné par la légende Martin O'Neill - revenu succéder une fois de plus en janvier au Français Wilfried Nancy -, le 56e et le cinquième de suite (et même le quatorzième en quinze ans). Il est dans la folie du scénario final de ce championnat écossais, qui sera bien difficile à supplanter cette saison sur l'ensemble de la planète football. Le club de Heart of Midlothian (souvent appelé Hearts), situé dans la capitale Edimbourg, a séduit tout au long de la saison, ce qui l'a maintenu à la place de leader presque constamment. Un événement monumental lorsqu'on sait à quel point le ballon rond, en Ecosse, ne vit qu'à travers les deux monstres de Glasgow. Le Celtic et les Rangers sont champions sans discontinuer depuis 1985 et un sacre d'Aberdeen !
Hearts, champion pour la dernière fois en 1960, attendra
La tristesse est sans limite pour les supporters de Hearts, et pour cause : c'est une véritable finale qui opposait samedi les deux équipes en tête, dès 13h30, dans l'écrin fabuleux du mythique Celtic Park évidemment chauffé à blanc (et vert). Au coup d'envoi, Hearts comptait un point d'avance. Et à la 87e minute, il y avait encore 1-1 après l'ouverture du score des visiteurs en fin de première période (43e) vite annulée par l'égalisation sur penalty du Celtic au bout du temps additionnel (1-1, 45e+4). Hearts a continué d'attaquer sans relâche et s'est procuré de vraies occasions, fidèle aux valeurs qui l'ont porté si haut toute la saison, avant de céder sur ce but validé pour un centimètre. Celui qui a laissé en jeu l'international japonais Daizen Maeda, héros du jour alors que la défense centrale de Hearts semblait dans un premier temps s'être parfaitement alignée pour le placer hors-jeu :
Le 3-1, sans gardien dans les ultimes secondes (90e+8), est anecdotique et débouche sur l'envahissement immédiat du terrain dans une folie furieuse générale. Fin du match et du rêve pour Hearts, sous les yeux de Rod Stewart supporter n°1 du Celtic et transi comme tous les autres. Difficile de faire plus brutal, plus dramatique. Sans compter qu'un penalty totalement inexistant avait déjà été accordé au Celtic mercredi à la 99e minute à Motherwell (2-3)... Hearts, champion pour la quatrième et dernière fois de son histoire en 1960, attendra encore un peu. Et devra espérer passer trois tours de barrage en Ligue des champions (contre un seul pour le Celtic).














