Deux anciennes joueuses iraniennes naturalisées australiennes

Deux anciennes joueuses iraniennes naturalisées australiennes©Icon Sport, Media365
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Mathieu Armand, Media365 : publié le vendredi 07 août 2026 à 11h15

Qualifiées de traîtresses en Iran pour avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match de Coupe d'Asie, deux anciennes footballeuses ont obtenu la citoyenneté australienne ce mercredi.

En mars dernier, les images avaient fait le tour du monde. Plusieurs joueuses de la sélection iranienne avaient décidé de ne pas chanter l'hymne national avant leur match d'ouverture de Coupe d'Asie. Considérées comme des traîtresses en Iran, certaines joueuses ont été contraintes de demander l'asile, notamment à l'Australie. Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh faisaient partie de ces sept personnes. Elles se sont dites « fières » ce jeudi d'avoir obtenu la nationalité australienne. Les cinq autres avaient finalement retiré leurs demandes et étaient rentrées en Iran avec leurs coéquipières. Des militants des droits humains ont accusé les autorités iraniennes d'avoir fait pression sur leurs familles, notamment en convoquant leurs parents à des interrogatoires.

« Ce moment a une signification que les mots ne suffisent pas à exprimer »

Les deux Iraniennes restées en Australie ont obtenu la nationalité australienne, ce mercredi, lors d'une cérémonie en présence du ministre de l'Intérieur Tony Burke. « Hier (mercredi) a été pour moi une journée vraiment spéciale et inoubliable, a déclaré Atefeh Ramezanisadeh dans un communiqué. Je suis fière et profondément reconnaissante d'être devenue citoyenne australienne. » « Après tout ce que nous avons traversé, et tous les défis auxquels nous avons dû faire face, ce moment a une signification que les mots ne suffisent pas à exprimer », a ajouté Fatemeh Pasandideh.

Quelque temps après leur demande d'asile, les deux femmes avaient été photographiées lors d'un entraînement dans le club de Brisbane Roar, qui a tenu à les féliciter. « Ce qu'elles ont vécu depuis février dépasse ce que la plupart des gens doivent affronter au cours de toute une vie, a déclaré un porte-parole. Les voir en arriver là est une chose à laquelle tout le monde ici, au Brisbane Roar, est heureux d'avoir pu contribuer un peu. » Il a précisé que « le Queensland est désormais leur foyer » et que « si elles souhaitent un jour enfiler un maillot d'entraînement et revenir s'entraîner avec nous, la porte leur restera toujours ouverte. »

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