Des joueurs de Furiani-Agliani (N2) victimes de racisme

Des joueurs de Furiani-Agliani (N2) victimes de racisme©Media365

Rédaction , publié le mercredi 19 septembre 2018 à 08h01

Des joueurs du club corse de Furiani-Agliani (Nationale 2) ont été blessés lors de violences à caractère raciste à la sortie d'une boîte de nuit.

Six personnes dont deux policiers et trois joueurs du club de football Furiani-Agliani (Nationale 2) ont été blessées en Corse lors de violences à caractère raciste à la sortie d'une discothèque de Bastia, a indiqué mardi la procureure de Bastia. Les faits ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3h30 du matin devant la discothèque Le Pulp, sur le port de Toga à Bastia et ont impliqué entre «50 et 80 assaillants selon les témoignages recueillis», a détaillé la procureure, Caroline Tharot dans des propos rapportés par l'AFP.

«Trois joueurs de couleur», sous contrat avec le club Furiani-Agliani, ont été «violemment pris à partie et ont essuyé des insultes racistes», a précisé la procureure. L'un s'est vu prescrire dix jours d'incapacité totale de travail (ITT). Les certificats médicaux des deux autres n'ont pas encore été remis.

Un quatrième homme, d'origine nord-africaine, a également subi des violences qui ont donné lieu pour l'heure à une incapacité totale de travail (ITT) de 21 jours. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il était avec les joueurs de Furiani ou s'il n'avait pas de lien avec eux.

Une bagarre qui a failli se poursuivre aux urgences


L'un des joueurs a été secouru par les pompiers dont le camion a été encerclé par les agresseurs. Un camion de CRS et un véhicule de police, venus pour sécuriser les lieux, ont été dégradés avec, pour le véhicule de police, la vitre arrière brisée à la barre de fer.

Transportés aux urgences de l'hôpital de Bastia, les blessés étaient soignés quand «une dizaine d'individus a forcé le dispositif de police aux urgences» pour continuer à en découdre, avant d'être repoussés par la police. Deux policiers ont été blessés, l'un au poignet, nécessitant une ITT de trois jours, et l'autre au dos, a précisé Caroline Tharot.

L'enquête a été confiée au commissariat de Bastia. Les chefs de «participation à un attroupement armé», «dégradations de biens d'utilité publique», «violence volontaire en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique» et «violences en réunion à caractère raciste» ont notamment été retenus. Pour l'heure, aucune arrestation n'a été effectuée.

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