Coupe des Confédérations : Vargas, l'autre atout indispensable de la Roja

Coupe des Confédérations : Vargas, l'autre atout indispensable de la Roja©Media365
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Raphaël Brosse, publié le mercredi 28 juin 2017 à 08h09

C'est ce qui s'appelle une joie de courte durée. Le 18 juin dernier, le Chili affronte le Cameroun à l'occasion de son entrée en lice dans la Coupe des Confédérations. On joue le temps additionnel de la première période lorsqu'Arturo Vidal lance Eduardo Vargas en profondeur. L'avant-centre de la Roja trompe Fabrice Ondoa et s'en va ensuite célébrer sa réalisation avec ses coéquipiers. Avant de déchanter.

Le but est refusé suite à l'usage de l'assistance vidéo et l'arbitre siffle la mi-temps dans une certaine confusion. Qu'à cela ne tienne, Vargas trouve à nouveau le chemin des filets en toute fin de rencontre et scelle le succès des siens (2-0), malgré un nouveau recours à la vidéo. Car rien, ou presque, ne peut arrêter celui qui a su se rendre indispensable sur le front de l'attaque chilienne.

Troisième meilleur buteur de l'histoire de la Roja

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 75 sélections, Eduardo Vargas a marqué à 34 reprises sous le maillot du Chili. Un total qui fait de lui le troisième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale, à égalité avec Ivan Zamorano, non loin de l'illustre Marcelo Salas (37) et de son coéquipier actuel Alexis Sanchez (38). Vargas - Sanchez, c'est justement le duo d'attaquants mis en place par Jorge Sampaoli et que son successeur, Juan Antonio Pizzi, ne souhaite absolument pas modifier. En même temps, pourquoi le ferait-il ? La Roja reste sur deux titres de rang en Copa América. A chaque fois, Vargas a terminé meilleur buteur de la compétition (à égalité avec le Péruvien Paolo Guerrero en 2015). Avec une réalisation et une passe décisive, le natif de Santiago est encore une fois dans de bons temps de passages lors de cette Coupe des Confédérations.

Incapable de s'imposer en club

Flamboyant en sélection, a fortiori à l'occasion des grands tournois internationaux, le joueur formé à Cobreloa a beaucoup plus de mal à briller dès qu'il se retrouve sous le maillot de son club, quel qu'il soit. En 2012, à l'issue d'une saison plutôt convaincante avec l'Universidad de Chile, Eduardo Vargas (alors âgé de 21 ans) est recruté par le Napoli. Ses débuts en Campanie sont pour le moins compliqués (aucun but en dix apparitions), et les dirigeants napolitains décident de le prêter afin qu'il puisse s'aguerrir. S'il relève la tête à Grêmio (neuf buts en vingt-quatre matchs), « Turboman » enchaîne ensuite les exercices décevants à Valence, à QPR puis à Hoffenheim, où il n'aura réussi à marquer que deux misérables buts en un an et demi.

La polémique de la médaille

Fin janvier 2017, Vargas file chez les Tigres, qui cherchent un remplaçant à Andy Delort, parti à Toulouse. Son expérience mexicaine est, là aussi, assez difficile. Non aligné face au Chivas Guadalajara en finale du tournoi de clôture (2-2, 2-1), l'attaquant chilien, visiblement de mauvaise humeur, refuse que l'officiel lui passe la médaille d'argent autour du cou, ce qui engendre une petite polémique au pays. Aura-t-il un comportement similaire si le Chili est battu en finale de la Coupe des Confédérations ? Avant d'en arriver là, il faudra d'abord passer sur le corps du Portugal ce mercredi (20h00). Vargas devra fournir une prestation de haut niveau. Ce qui, en sélection, lui arrive régulièrement.

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