Côte d'Ivoire : Imbroglio sur un parrainage dans la campagne de Drogba

Côte d'Ivoire : Imbroglio sur un parrainage dans la campagne de Drogba©Media365

Rédaction Media365, publié le mercredi 22 juillet 2020 à 14h35

Afin de pouvoir se présenter à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, Didier Drogba pensait avoir obtenu le parrainage des arbitres, mais les choses semblent être bien plus compliquées que cela.

Les rebondissements se sont multipliés ces dernières heures pour Didier Drogba. Candidat déclaré à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, l'ancien attaquant de Chelsea tardait à recevoir le parrainage d'un des cinq groupements d'intérêt, condition sine qua non pour pouvoir briguer les suffrages lors de l'élection du 5 septembre. L'ex-capitaine des Eléphants était même présenté comme hors-course par certains médias, quand l'Amicale des arbitres de Côte d'Ivoire (AMAF-CI), dernier groupement d'intérêt à réserver encore sa réponse, avait annoncé qu'elle donnait son parrainage à Sory Diabaté, actuel vice-président de la FIF et candidat à la succession de l'actuel titulaire du poste, Sidy Diallo.

Les arbitres dissidents soutiennent Drogba...

Il en fallait plus pour torpiller définitivement la candidature de Didier Drogba. Des arbitres dissidents, réunis autour de Roland Danto, jugeaient le choix du bureau exécutif de l'AMAF-CI contraire à son règlement, convoquaient une assemblée générale et accordaient leur parrainage au candidat Drogba. « Je ne sais pas si vous réalisez ce que vous venez de faire, réagissait Drogba. Vous venez de poser un acte d'une grande importance. Pour le football et pour votre corporation aussi, pas pour moi ! Vous avez montré au football ivoirien que vous voulez aller de l'avant, vous voulez progresser et cette volonté de se projeter vers l'avant correspond à celle de mes équipes ici réunies et le combat du projet "Renaissance" prend tout son sens grâce à vous. »

... mais la Fédé s'y oppose

Et Didier Drogba de prendre de la hauteur, en insistant sur le fair-play et la concorde entre les Ivoiriens. « Ce n'est pas parce qu'on est dans une élection où les enjeux sont importants qu'il faille forcément sortir de ce cadre fraternel que le football propose », concluait l'ancien joueur. Le soulagement allait être de courte durée. Tard dans la soirée, la Fédération ivoirienne de football publiait une mise au point très ferme, renvoyant les arbitres dissidents dans les cordes. Pour l'instance dirigeante dont Didier Drogba entend briguer la présidence, seul le bureau exécutif en place, installé en 2018 par Souleymane Coulibaly, démis par les dissidents, est légitime et saurait donc accorder un parrainage en vue de ce scrutin. Presque aussi suivi qu'une élection politique, le feuilleton de la présidentielle n'en est pas à son dernier épisode.

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