CAN 2019 - Ahmad : " Le Cameroun n'est pas prêt "

CAN 2019 - Ahmad : " Le Cameroun n'est pas prêt "©Media365

Patrick Juillard, publié le samedi 05 août 2017 à 23h55

Ahmad Ahmad, le président de la CAF, a mis en doute les capacités du Cameroun à organiser l'édition 2019 de la CAN, a fortiori après le changement de formule de l'épreuve et le passage à 24 pays participants.

En visite à Ouagadougou, au Burkina Faso, le président de la CAF, Ahmad Ahmad, n'a pas esquivé les questions sur la CAN 2019. Attribuée au Cameroun en 2014 sur la base d'un tournoi à seize équipes en début d'année, la compétition se jouera finalement à vingt-quatre, en été. Une donne modifiée au milie du gué, qui ne fait pas les affaires du pays hôte. Le successeur d'Issa Hayatou ne lui laisse d'ailleurs que peu d'espoir. « Même à quatre équipes, le Cameroun n'est pas prêt », a déclaré Ahmad à la presse burkinabè, avant d'annoncer avoir fait appel à un comité d'experts (en hôtellerie, sports, santé, etc.) indépendant (et non issu de la CAF) pour juger de la capacité du Cameroun à organiser la prochaine édition de la CAN. Une visite d'inspection qui doit avoir lieu du 20 au 28 août prochains.

LA FÉCAFOOT OFFICIELLEMENT POUR UNE CAN À 24

Malgré ces signaux très négatifs, le contesté président de la Fécafoot, Tombi a Roko, se veut légitimiste (alors qu'il pourrait estimer son pays lésé), et soutient officiellement ce changement de formule, et répète à qui veut l'entendre que son pays relèvera le défi. « C'est l'occasion pour le Cameroun de montrer qu'il est un grand pays », a indiqué le dirigeant vendredi, à l'occasion d'un point de presse.

LES ÉDITIONS 2021 ET 2023 REMISES EN CAUSE ?

Par ailleurs, Ahmad Ahmad a déploré que l'attribution des éditions 2021 (Côte d'Ivoire) et 2023 (Guinée) se soit faite sans appel d'offres. « Nous n'attribuerons pas de gré à gré les compétitions de la CAN », a rappelé le nouvel homme fort du foot africain, laissant planer le doute sur la tenue des tournois dans les pays désignés sous la présidence précédente. Un discours en écho direct avec les préoccupations du puissant président de la Fédération zimbabwéenne de football et de la COSAFA, Phillip Chiyangwa.

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