Juba Touabi, Media365, publié le vendredi 01 août 2025 à 14h45
La chute semble lente mais inexorable pour John Textor.
L'homme d'affaires américain, autrefois ambitieux architecte d'un empire, se retrouve aujourd'hui cerné par les dettes et les conflits juridiques. Dernier rebondissement en date : la justice brésilienne a ordonné, cette semaine, le gel des actifs de son groupe Eagle Football dans le club de Botafogo, qu'il contrôle depuis 2022, en raison d'une dette d'environ 23 millions d'euros. Mais la sanction ne s'arrête pas là. Plutôt que de l'écarter, la justice a décidé de maintenir Textor à la tête du club carioca. Une mesure dictée par une logique de précaution : les magistrats estiment qu'un changement de direction mettrait davantage en péril le remboursement de la dette.
Une stratégie en lambeaux
Au cœur de la tourmente : l'utilisation controversée des fonds du club brésilien pour combler les pertes financières de l'Olympique Lyonnais, autre pilier du portefeuille de clubs de Textor. Cette décision, décriée, a précipité Botafogo dans une situation financière délicate. En parallèle, le reste de l'empire de l'Américain commence à s'effondrer. Écarté de l'Olympique Lyonnais, il a également vendu ses parts dans Crystal Palace. Il devra désormais trouver des fonds pour rembourser sa dette envers Botafogo. Pour l'heure, il reste en poste à Botafogo, sous surveillance de la justice brésilienne. Mais l'étau se resserre, et la question n'est plus de savoir s'il peut encore relancer son projet initial, mais s'il parviendra simplement à éviter la débâcle totale.













