A New-York, David Villa a trouvé son Eldorado

A New-York, David Villa a trouvé son Eldorado©Media365
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David HERNANDEZ, publié le vendredi 25 août 2017 à 15h16

Débarqué à New-York en 2015 dans le but de faire connaître la MLS, David Villa a plus que réussi son coup : il en est devenu l'un de ses ambassadeurs. Dans le derby new-yorkais qui se profile dans la nuit de samedi, l'Espagnol fait profil d'icône dans la Big Apple.

La Big Apple, ses buildings, sa fourmilières humaine, son Madison Square Garden et maintenant son soccer. A l'heure où les Knicks n'arrivent pas à retrouver les sommets de la NBA, New-York a retrouvé son lustre d'antan et celui des New-York Cosmos. Si le légendaire club où ont évolué Pelé et Franz Beckenbauer est aujourd'hui au bord du dépôt de bilan, la ville new-yorkaise s'est trouvé deux successeurs avec les New-York Red Bulls et le New-York City FC. Si la première franchise citée a connu un rayonnement avec l'arrivée de Thierry Henry ou encore Juninho, c'est bien le NYCFC qui fait aujourd'hui la fierté. Deux ans après son arrivée dans la MLS, le club filial de Manchester City s'est imposé la saison dernière comme un concurrent au titre. Si Patrick Vieira a réussi à inculquer un style à son équipe pour sa première expérience sur un banc, c'est bien David Villa l'âme de cette équipe. « Je ne sais pas si je suis un talisman. J'essaye de donner le meilleur de moi chaque jour pour l'équipe, pour le club. C'est mon job », dit-il modestement.
Un modèle de professionnalisme
Débarqué au moment de la création de la franchise, l'Espagnol est en train de marquer de son empreinte son passage aux Etats-Unis. Vainqueur de la Coupe du Monde, de l'Euro et de la Ligue des Champions, Villa a tout connu en Europe et avec la sélection espagnole. Seulement, il lui a toujours manqué ce statut de star, qu'il a un peu touché du doigt à Valence, dans un Barça où régnait Messi et dans une Roja où Xavi et Iniesta faisaient la loi. Cette étiquette, le natif de Tuilla s'en est parfaitement accommodé à New-York. Dans une ville où le basket et le baseball sont rois, il a réussi à placer le soccer en haut de l'échiquier sportif à coup de but plus beau les uns que les autres. Après 90 rencontres en MLS, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnol en est déjà à 60 pions, tout ça à 35 ans. Les mauvaises langues pointeront du doigt la faiblesse de la ligue mais à son âge, David Villa aurait pu s'accorder des jours heureux à 6 millions l'année. C'est tout le contraire. « Ça aurait été facile pour lui de se laisser en fin de carrière, mais il continue à donner le meilleur de lui. Il travaille très dur et c'est un passionné. », s'enthousiaste Jack Harrison, 35 ans lui aussi.
Une légende de la MLS en deux ans
Avec Andrea Pirlo, ils sont les garants de cette expérience européenne qui font tant de bien à la MLS. Samedi, les Blues de New-York seront opposé à leur voisin rouge des Red Bulls afin de s'assurer la suprématie de la ville.  Une équipe qui réussit plutôt bien à l'ancien Barcelonais qui est devenu le premier Espagnol à inscrire un triplé en MLS lors du match aller début juillet (3-2). « Quand vous avez tout gagné et que vous arrivez à cet âge, la motivation peut parfois être moins intense, assure son coéquipier Maxime Chanot. Mais pas avec David qui l'a prouvé durant ses deux années en MLS en montrant qu'il était le meilleur joueur de la ligue. Nous le voyons tous les jours à l'entraînement ». C'est ce genre d'exploit qui place David Villa aux côtés de Robbie Keane, David Beckham ou encore Thierry Henry au panthéon de la MLS.

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