Réhabilité, Platini contre-attaque

Réhabilité, Platini contre-attaque
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6Medias, publié le samedi 26 mai 2018 à 11h48

Blanchi vendredi par la justice suisse pour une affaire qui lui avait valu d'être suspendu par la FIFA, Michel Platini ne souhaite pas en rester là. L'ancien numéro 10 des Bleus veut désormais que la FIFA lève sa suspension, comme le relèvent plusieurs médias, dont Ouest-France, relayant l'AFP.

Michel Platini tient sa revanche.

L'ancienne star de l'équipe de France a été blanchie vendredi 25 mai par la justice suisse, dans l'affaire du paiement de 1,8 million d'euros sans contrat écrit que lui a versé Sepp Blatter, l'ancien président de la FIFA, en 2011. "Je savais que cette nouvelle devait arriver, ça a pris du temps, c'est tout", a-t-il déclaré dans une interview accordée à l'AFP et relayée par plusieurs médias dont Ouest-France.

"Le feuilleton va continuer"

L'ancien président de l'UEFA ne souhaite toutefois pas en rester là et conserve une rancune tenace à l'égard de l'institution. "La FIFA n'a communiqué que pour me massacrer médiatiquement. J'en ai pris plein la gueule", raconte-t-il, amer. L'ancien joueur de Saint-Etienne, de Nancy ou de la Juventus Turin, réclame désormais que l'organisation présidée par Gianni Infantino le réhabilite. "J'espère que la FIFA aura le courage et la décence de lever ma suspension puisque la justice a établi qu'il n'y avait pas de paiement déloyal", a déclaré samedi l'ancien sélectionneur des Bleus. Il a ensuite poursuivi sur un ton plus menaçant : "mes conseillers lanceront toutes les procédures nécessaires pour casser la suspension de la FIFA. Le feuilleton va continuer."

La FIFA reste ferme

Michel Platini n'exclut pas l'éventualité de se présenter à la prochaine élection à la présidence de la FIFA, en juin 2019. "J'ai le temps de réfléchir, affirme-t-il. Pour l'instant, je profite de cette décision". Il n'est pourtant pas certain que l'organisation le lui permette. Dans un communiqué relayé par l'Équipe samedi matin, la FIFA a notamment affirmé que : "ni la Commission d'éthique de la FIFA ni le TAS n'ont étudié la question de savoir si M. Platini avait commis un acte criminel." Elle a ensuite enfoncé le clou, rappelant que la décision du TAS selon laquelle l'ancien meneur de jeu, "a commis plusieurs violations du code d'éthique", a été confirmée par la Cour suprême suisse.

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