Platini, FIFAgate... Sepp Blatter règle ses comptes

Platini, FIFAgate... Sepp Blatter règle ses comptes©Panoramic
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6Medias, publié le mercredi 23 mai 2018 à 17h00

À l'occasion de la sortie de son livre, "Ma vérité", Sepp Blatter a accordé un entretien au quotidien l'Équipe. Il se dédouane notamment de toute responsabilité dans le FIFAgate.

L'ancien grand patron de la FIFA est de retour.

Quelques jours après avoir répondu fermement à Michel Platini qui avait avoué des "petites magouilles" avant le Mondial-1998, il vient régler ses comptes. Dans le quotidien l'Equipe, il se confie à un long entretien à l'occasion de la sortie jeudi de son livre, "Ma vérité", et d'une longue tournée médiatique. Dedans, il revient sur plusieurs "sujets ardents", avec une seule et même ligne de conduite : il n'est nullement fautif.
Sur le FIFAgate d'abord, où il est soupçonné par la justice suisse de gestion déloyale et d'abus de confiance, Sepp Blatter se justifie très librement, mettant en avant une certaine naïveté : "La plus grande erreur fut ma facilité à accorder ma confiance à tout le monde." Mais ce n'est pas tout. Lorsqu'on lui demande s'il est possible de rester au pouvoir si longtemps, en ne voyant rien, le dirigeant se dédouane une nouvelle fois : "J'ai été victime de ma bonté. Je n'ai pas vu venir le danger."



Blatter attaque ses anciens collaborateurs
Mais alors qui est donc bien responsable dans ce FIFAgate ? À cette question, Sepp Blatter semble avoir une réponse : "On parle du Fifagate mais il s'agit en réalité du 'confédérations gate'. Les faits reprochés aux gens ne concernaient pas leurs activités au sein de la FIFA, mais dans les confédérations", dit-il. Et de s'attaquer à un de ses ex-collaborateurs en particulier. "Marco Villiger (ndlr : Secrétaire général adjoint de la FIFA) aurait dû m'avertir, comme d'autres, du contenu du rapport Garcia, sur les conditions douteuses d'attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022. Des gens étaient au courant, moi je ne l'étais pas, et je devrais porter le chapeau ? J'ai été un président qui n'a pas vu venir ce qui s'est tramé autour de lui."

Platini encore visé
Le journaliste de l'Équipe lui demande tout de même s'il est "totalement innocent" ? Il détourne encore une fois le propos à sa façon. "On n'est jamais innocent, sauf celui qui porte ce prénom". Pour terminer, l'ancien ponte de la FIFA égratigne vivement Michel Platini : "J'ai lu son récent entretien dans Marianne. Traiter les gens de 'clowns'... On ne devrait pas faire ça. Mais Platini est une prima donna." À la veille de sa tournée médiatique, Sepp Blatter a dû être hospitalisé. Son début de tournée a été annulé.

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