Une marche blanche en hommage à Christopher Aurier

Une marche blanche en hommage à Christopher Aurier©Media365

Paul Rouget : publié le samedi 18 juillet 2020 à 18h42

Moins d'une semaine après la mort du frère de Serge Aurier, Christopher, tué à la sortie d'une boîte de nuit, une marche blanche a réuni près de 300 personnes samedi à Toulouse.


"Il n'y a aucune volonté de vengeance, pas de haine, simplement beaucoup de peine". Présent à la marche blanche en hommage à Christopher Aurier, le frère cadet de Serge, samedi après-midi à Toulouse, son beau-père, cité par La Dépêche du Midi, a voulu faire passer un message de paix, tout comme l'oncle de la victime : "Plus jamais ça, plus jamais cette violence gratuite." Ils étaient près de 300 à défiler lors de cette marche qui est partie à 14 heures du quartier des Izards pour aller jusqu'à celui de Barrière-de-Paris. 

"Stop à la violence, aux armes !", pouvait-on notamment entendre dans le cortège, après le décès d'un homme "qui symbolisait la gentillesse, la bonne humeur, la gaieté", selon une grande tante, rapporte France Bleu Occitanie. Des personnes venues de Toulouse, Bordeaux ou encore Paris. Un homme de 27 ans, principal suspect, a été mis en examen jeudi soir pour meurtre après avoir été présenté au parquet de Toulouse. Christopher Aurier a été tué par balles sur le parking d'une boîte de nuit toulousaine, le Kin's, dans la nuit de dimanche à lundi. Une querelle autour d'une jeune femme, ancienne petite amie de la victime, serait à l'origine du drame. 

Serge Aurier, son frère aîné, n'était pas présent à cette marche blanche, à la veille du match de Tottenham contre Leicester (dimanche à 17h). L'international ivoirien avait tenu à jouer mercredi à Newcastle. "Je voulais jouer car on restera toujours debout. Je voulais faire ce match-là et je l'ai fait. C'était un match à enjeu, on a gagné. Je savais que je ne serais pas tout seul sur le terrain, confiait l'ancien Parisien à La Dépêche du Midi, avant d'évoquer le principal suspect. C'est une bonne nouvelle qu'il se soit rendu. C'est très intelligent de sa part. Aujourd'hui, il faut apaiser les choses. Je n'ai pas de sentiment de haine ou de vengeance. J'évolue dans un métier où il faut être calme. Je suis calme. J'ai confiance en la justice. Je suis attristé, je suis dans le regret. Je continue à pleurer la mort de mon frère." 

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