Football - Premier League Manchester United/PSG après-match

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Old Trafford - Arbitre D. Orsato
Nuageux (6°)
  1. 32′ Danilo Pereira (csc)
  1. 91′ Neymar
  2. 69′ Marquinhos
  3. 6′ Neymar
Journaliste : Abou Cissé

, publié le 2 décembre

A Old Trafford, le PSG a pris ses responsabilités pour s'offrir Manchester United et rester maître de son destin (1-3). Neymar (doublé), et Marquinhos ont été les buteurs parisiens face à une équipe réduite à dix pendant 20 minutes.



Une seconde finale : c'est la bataille qui attendait le PSG dans l'antre d'Old Trafford pour cette nouvelle confrontation contre Manchester United - un adversaire qui hante ses nuits depuis deux ans. Pour l'opposition, mais aussi pour l'enjeu, le contexte, les sensations à retrouver et la réponse à donner, cette rencontre avait l'odeur d'un grand combat de printemps, à la différence près que Paris avait encore un (tout petit) matelas en cas d'accroc contre la bande à Solskjaer.

Parce que Thomas Tuchel a durci le ton ces derniers jours, la première curiosité du soir résidait dans le onze concocté par l'Allemand. Deux options s'offraient à l'entraîneur du PSG : ressortir le 4-2-4 du tiroir pour ménager les égos et affirmer un plan de jeu offensif, ou conserver un 4-3-3 pour garder de la densité au milieu. Tuchel a choisi la seconde. Davantage encore que pour son système, l'Allemand a même frappé encore plus fort dans le choix des hommes puisqu'il a préféré Kean à Di Maria devant, et que Diallo, défenseur central de métier, reléguait sur le banc les deux arrières gauches Kurzawa et Bakker.

Un début de match idéal pour les Parisiens

Il fallait observer l'attitude des Parisiens dès le coup d'envoi pour mesurer leur détermination. On a vite senti une implication à la hauteur de la problématique du soir, sur tous les plans - jeu placé, utilisation des côtés, phases de transitions, avec ou sans ballon. Kylian Mbappé et Neymar devaient remettre les pendules à l'heure. L'éclatement du duo dans l'animation - Mbappé avait retrouvé son côté droit, Neymar était à gauche - ne l'a pas empêché de frapper rapidement. Sur une incursion plein axe, le champion du monde a buté sur un défenseur mais son complice, qui avait bien suivi, a repris d'un tir croisé clinique (0-1, 6e)..

Dès lors, un nouveau match commençait pour Paris. Le plus difficile, peut-être, tant les hommes de Thomas Tuchel ont pris la fâcheuse habitude de couper le courant après avoir allumé la lumière ces dernières semaines. Les Parisiens n'ont pourtant pas relâché la pression, Florenzi contraignant De Gea à une belle horizontale pour éviter le break (10e). Mais progressivement, cette équipe de United a repris du poil de la bête, et elle le devait autant à ses propres efforts qu'à l'indulgence de Daniele Orsato. L'arbitre du soir a sorti un carton jaune assez incompréhensible après un geste sanguin de Fred sur Paredes (21e). Il ne pourra pas se cacher derrière l'utilisation de la VAR pour expliquer cette règle à géométrie variable... D'autant que le second round de ce petit match dans le match a encore tourné en faveur du milieu mancunien, passé entre les gouttes après une semelle sur le pied de Paredes, averti pour son mauvais tacle.

United s'est révolté...

Bref, les Parisiens avaient aussi des obstacles à surmonter. Car entre temps, Man United avait profité de son premier temps fort pour refaire surface. L'intenable Marcus Rashford déclenchait une frappe dans une zone dangereuse. Son tir contré par Danilo prenait Keylor Navas à contrepied (1-1, 32e). Au point, ce score de parité à la mi-temps était frustrant pour une équipe parisienne bien dans ses crampons.

Au retour des vestiaires, les champions de France ont traversé une grosse zone de turbulences. Sur un débordement côté droit de Rashford, Anthony Martial a eu la balle de 2-1 au bout du pied mais l'international français a envoyé sa reprise dans les nuages (49e). Une averse avant la tempête. Dans la foulée, c'est Edinson Cavani, parti seul dans le dos de la défense, qui a touché du bois sur un lob, avant que Martial ne soit repris in extremis par un Marquinhos des grands soirs (57e).

... Mais Paris a passé l'orage

Qui d'autre que le capitaine parisien pouvait sonner la révolte ? Car c'est bien l'international auriverde qui a amorcé un nouveau temps fort parisien, d'abord en trouvant lui aussi la barre sur une tête bien claquée (63e), puis en délivrant les Parisiens au terme d'une action confuse, d'un geste de renard des surfaces qu'Edinson Cavani n'aurait pas renié (1-2, 67e). Un nouveau souffle portait alors les Parisiens, d'autant que la soirée prenait une tournure franchement favorable après l'expulsion du récidiviste Fred (70e).

Paris a plié, mais Paris n'a pas rompu. Jusqu'au bout, les hommes de Tuchel ont résisté aux vagues mancuniennes, avant de finalement porter l'estocade dans une fin de match débridée. Kylian Mbappé a eu la balle de 3-1 sur un contre express en solitaire (89e), mais c'est Neymar, pas rancunier deux minutes plus tard, qui a scellé la victoire parisienne en concluant avec brio une nouveau contre (3-1, 90e+1). La note était réglée. Les Parisiens devaient respirer un peu mieux dans une période pénible. Ils font plus que cela, puisque ce troisième but leur autorisera un match nul contre l'Istanbul Basaksehir, qui s'est incliné face à Leipzig pour laisser le club allemand dans le rétroviseur. Il y a des matchs fondateurs, dans une saison. Parce que Paris a su forcer son destin, celui-ci fera date.

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