Liverpool, cet outsider que personne n'a vu venir

Liverpool, cet outsider que personne n'a vu venir©Media365

Rémi Farge, publié le mardi 06 mars 2018 à 08h47

Facile vainqueur à Porto à l'aller (0-5), Liverpool aborde son 8eme de finale retour avec la plus grande des sérénités, ce mardi soir (20h45).

Entre Liverpool et la Ligue des Champions, c’est une idylle qui a souvent donné de belles surprises depuis le début des années 2000. Pourtant, à l’heure des superpuissances que sont le Barça, le Real, le PSG ou Manchester City, au hasard, on pensait que le temps où le club de la Mersey allait loin sur la scène européenne était désormais révolu. Cette année encore, à partir des quarts de finale, les hommes de Jürgen Klopp ne seront pas favoris. Pourtant, il faudra se méfier d’eux. Car depuis quelques mois, les coéquipiers de Mohamed Salah marchent sur l’eau. Au point que leurs prétendus points faibles ne sont même plus évidents à déceler.

Van Dijk s’est acclimatéLa défense, en premier lieu. Poreuse depuis des années, l’arrière-garde de Liverpool est devenue hermétique depuis le début de l’année, à l’image du 8eme de finale aller à Porto il y a trois semaines (0-5). Si on y ajoute les matchs de championnat, les Reds ont enregistré quatre clean sheet sur leurs six dernières rencontres. Cela faisait très longtemps que ça ne leur était pas arrivé. Les raisons ? Elles sont nombreuses. L’arrivée de Virgil van Dijk, en premier lieu. Son association avec Dejan Lovren fonctionne bien pour le moment. « Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que notre entente se fasse aussi rapidement. Mais en même temps, quand on est l’un des meilleurs défenseurs centraux du monde, je pense que c’est normal, et Virgil est l’un d’entre eux », a confié l’ancien Lyonnais dans les colonnes du Daily Star.

Robertson, Alexander-Arnold, Karius : la jeunesse au pouvoirSur les côtés, c’est un bain de jouvence qui s’est produit à Liverpool en 2018. Joe Gomez et Alberto Moreno ont été envoyés sur le banc par deux gamins : Andrew Robertson (23 ans) à gauche, et Trent Alexander-Arnold (19 ans) à droite. Si pour ce dernier, le combat n’est pas encore complètement gagné, la régularité des performances de ces deux latéraux modernes donne entière satisfaction à Jürgen Klopp. « Ils sont extraordinaires, a fait remarquer James Milner au sujet des jeunes de l’effectif. Pas seulement en tant que joueurs mais aussi en tant que jeunes hommes. Leur attitude et leur comportement sont irréprochables. » Et la mayonnaise prend. En 2018, le club de la Mersey n’a encaissé que huit buts en huit journées de Premier League, dont cinq sur les seuls matchs contre Manchester City (victoire 4-3) et Tottenham (2-2). Des progrès auxquels Loris Karius s’associe indéniablement. Promu titulaire en janvier, l’Allemand surprend positivement, comme cela a encore été le cas le week-end dernier contre Newcastle (2-0).

Devant, un feu d’artificeAlors si Liverpool se prend à gommer ses défauts, cette équipe-là ne peut-elle pas être le poil à gratter des principaux favoris en Ligue des Champions ? Avec le trio offensif Salah-Firmino-Sané qui écrase tout sur son passage en Angleterre, beaucoup pensent que les Reds peuvent avoir de grandes ambitions. La dynamique parle pour eux. A tel point que Jürgen Klopp ne veut pas procéder à un large turnover ce mardi soir pour le 8eme de finale retour contre Porto. « On peut faire tourner, mais je ne pense pas que je vais le faire parce que cela pourrait être mal interprété. Nous sommes toujours invaincus dans cette compétition cette saison et j'aimerais bien qu'on le reste aussi longtemps que possible. Cela nous aiderait beaucoup. Les gars semblent bien en ce moment et on doit profiter de ça », a confié l’entraîneur allemand en conférence de presse. Surtout qu’en entretenant la dynamique, Liverpool préparerait son importantissime choc contre Manchester United, samedi, de la meilleure des manières…

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