Bundesliga - Barrage (Match retour) : D'un quart de C1 au spectre de la relégation en un an, comment Wolfsburg en est arrivé là

Bundesliga - Barrage (Match retour) : D'un quart de C1 au spectre de la relégation en un an, comment Wolfsburg en est arrivé là©Media365

Rédaction , publié le lundi 29 mai 2017 à 07h17

En avril 2016, Wolfsburg chutait avec les honneurs face au Real Madrid en quarts de finale de la Ligue des Champions (2-0, 0-3). Un an plus tard, à l'issue d'une saison complètement ratée, les Loups doivent affronter l'Eintracht Brunswick lors d'un barrage couperet pour se maintenir en Bundesliga. Une dégringolade qui peut s'expliquer par plusieurs facteurs.

Toute la saison, ils ont joué avec le feu. Et ils ont fini par se brûler. En déplacement à Hambourg lors de la dernière journée de Bundesliga, le 20 mai dernier, Wolfsburg sait qu'il lui suffit de ne pas perdre pour rester devant son adversaire du jour et ainsi se maintenir. Les Loups ouvrent le score, mais se font rejoindre juste avant la pause. Pire : dans les ultimes minutes de la rencontre, Gian-Luca Waldschmidt trompe Koen Casteels et permet au HSV de s'imposer (2-1). Le VfL est contraint de passer par la case barrages pour essayer de conserver sa place parmi l'élite. Une situation qui paraissait inconcevable un an plus tôt, lorsque le club de Basse-Saxe faisait face au Real Madrid en quarts de finale de la Ligue des Champions. Vainqueurs à l'aller (2-0), André Schürrle et ses coéquipiers avaient subi le courroux de Cristiano Ronaldo, auteur d'un triplé lors du match retour (3-0). Mais que s'est-il passé pour que les champions d'Allemagne 2009 tombent aussi bas en si peu de temps ?
L'élément déclencheur : le scandale Volkswagen
Pour comprendre cet inquiétant déclin, il faut remonter un an et demi en arrière. En septembre 2015 plus précisément, au moment où éclate le scandale Volkswagen. Le constructeur automobile allemand, qui est à la fois propriétaire et sponsor principal du VfL Wolfsburg, est accusé d'avoir usé de techniques frauduleuses pour réduire les émissions polluantes de plusieurs de ses moteurs diesel et essence à l'occasion des tests d'homologation. Au cœur de la tourmente avec ce scandale industriel, Volkswagen réduit drastiquement l'enveloppe traditionnellement versée au club vert et blanc. Les investissements sont revus à la baisse, la construction du nouveau centre de formation est stoppée net. En dépit d'un contexte général assez lourd, les joueurs de Dieter Hecking finissent néanmoins à la huitième place du championnat et se permettent une belle épopée en C1.
Un recrutement moins ambitieux que par le passé
Mais les conséquences de cette crise se lisent dès le Mercato estival qui suit. Pourtant très bon tout au long de l'exercice qui vient de s'achever, Schürrle prend la direction du Borussia à l'été 2016, alors que Bas Dost est transféré au Sporting Lisbonne. Dante (Nice), Max Kruse (Werder Brême) et Naldo (Schalke 04) quittent également l'effectif bas-saxon. Celui-ci enregistre les arrivées du défenseur Jeffrey Bruma (PSV Eindhoven), de l'ailier polonais Jakub Błaszczykowski (Dortmund) et du latéral Yannick Gherardt (Cologne). Autant de renforts qui ne parviennent pas à compenser les départs, loin s'en faut. A l'exception de Mario Gomez. Arrivé en provenance de la Fiorentina, l'attaquant allemand a inscrit seize buts en championnat. Mais il s'est régulièrement entraîné à l'écart du groupe, preuve que l'ambiance n'était pas forcément au beau fixe. Qu'il s'agisse de Philipp Wollscheid (Stoke City), de Paul-Georges Ntep (Stade Rennais) ou encore de Yunus Malli (Mayence), les recrues hivernales n'ont pas non plus réussi à inverser la tendance.
La valse des entraîneurs, le cas Draxler
Le VfL se retrouve immédiatement dans le dur, après un début de saison compliqué (une seule victoire sur les neuf premiers matchs). Sur le banc des Loups depuis janvier 2013, Dieter Hecking en fait les frais. Il est remplacé le 17 octobre 2016 par Valérien Ismaël. Le Français, qui essaie tant bien que mal de redresser la barre, est limogé quatre mois plus tard seulement, en février. Andries Jonker, son successeur, ne trouve pas non plus de solution miracle. Le Néerlandais a cependant l'avantage de ne plus avoir à gérer le cas Julian Draxler. Arrivé sur les bords de l'Aller en 2015 avec la lourde tâche de faire oublier Kevin De Bruyne, le joueur de la Nationalmannschaft fait part de ses envies d'ailleurs dès l'été 2016. Cela ne plaît guère à ses dirigeants et un bras de fer s'engage entre les deux parties, ce qui n'est pas étranger aux mauvais débuts du club. Finalement, Draxler doit attendre le Mercato hivernal pour être transféré au PSG. Cinq mois plus tard, ses anciens coéquipiers sont engagés dans un barrage à couteaux tirés face au voisin de l'Eintracht Brunswick. Sortis victorieux de la manche aller (1-0), Mario Gomez et consorts doivent finir le boulot ce lundi (20h30) pour sauver ce qui peut encore l'être. Et, enfin, tourner la page d'une saison très éprouvante.

A voir aussi :
>>> Toute l'actualité de la Bundesliga

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.