Ligue Europa : Leipzig, déjà si riche et encore si jeune

Ligue Europa : Leipzig, déjà si riche et encore si jeune©Media365
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Raphaël Brosse, publié le jeudi 05 avril 2018 à 08h00

Adversaire de l'Olympique de Marseille en quart de finale de Ligue Europa, le RB Leipzig est toujours sur la lancée de son ascension aussi fulgurante que surprenante.

En mai 2009, l’Energie Cottbus est relégué en 2.Bundesliga et laisse ainsi le football d’ex-RDA sans aucun représentant parmi l’élite nationale. Nul ne le sait encore, mais le futur club phare du football est-allemand s’apprête justement à naître. Presque au même moment en effet, Dietrich Mateschitz, le richissime patron de Red Bull, rachète le SSV Markanstädt pour 350 000 euros et le renomme RB Leipzig. L’objectif : extirper ce club des bas-fonds des divisions régionales et l’installer en Bundesliga le plus rapidement possible. Après plusieurs saisons poussives en Regionalliga (D4), les joueurs de Saxe sont promus à l’échelon supérieur en 2013. L’ascension est ensuite des plus rapides et le baptême du feu au plus haut niveau national arrive à l’été 2016. « Die Roten Bullen » déjouent alors tous les pronostics. Auteurs d’un excellent départ, ils tiennent sur la durée et terminent à la deuxième place du classement. Loin derrière l’intouchable Bayern Munich, certes, mais avec une avance non négligeable sur des cadors tels que le Borussia Dortmund, Schalke 04 ou encore le Bayer Leverkusen.

Parole à la jeunesseComment expliquer une telle réussite ? L’argent, forcément, n’y est pas pour rien. Red Bull n’a eu de cesse d’injecter des dizaines et des dizaines de millions d'euros dans cette nouvelle structure, et ce même lorsqu’elle évoluait encore dans l’anonymat des divisions inférieures. Une puissance économique qui fait du RasenBallsport Leipzig (les initiales « RB » sont une référence à peine masquée à la marque de boissons énergisantes) un club détesté par les supporters des autres équipes, qui lui reprochent de n’avoir aucun passé et d’avoir réussi à percer beaucoup trop vite. Pourtant, difficile de reprocher aux fortunés propriétaires du RBL d’avoir attiré, à coups de contrats juteux, de grands noms du football international. Monté en Bundesliga avec un collectif principalement composé de jeunes joueurs et d’espoirs allemands, le promu n’a presque pas changé à l’intersaison. Timo Werner (20 ans à l'époque), Emil Forsberg (24 ans), Naby Keita (21 ans), Marcel Sabitzer (22 ans) et consorts ont eu la pleine confiance de leur entraîneur, Ralph Hasenhüttl, pour montrer l’étendue de leur talent.

Augustin est arrivé, Keita n’est pas (encore) partiQualifié pour la phase de groupes de la Ligue des Champions, Leipzig a dû se préparer à découvrir toute l'intensité des joutes européennes. Cela n’a cependant pas incité le staff à changer son approche. Arrivés en provenance du PSG et de Galatasaray, Jean-Kévin Augustin (20 ans) et Bruma (22 ans) furent les principales recrues estivales. Ardemment courtisé par Liverpool, le milieu de terrain Naby Keita est quant à lui finalement resté en Allemagne et ne rejoindra les bords de la Mersey qu’à l’été 2018. En C1, le RBL a pris la troisième place de sa poule, devant une AS Monaco balayée à Louis-II (1-4). Reversés en Ligue Europa, les Lipsiens - qui ont par ailleurs fait chuter le Bayern Munich le 18 mars dernier (2-1) - ont éliminé Naples (3-1, 0-2) et le Zenit Saint-Pétersbourg (2-1, 1-1) aux tours précédents et ne comptent certainement pas en rester là. L'Olympique de Marseille doit donc être prévenu : son adversaire jouera sans le moindre complexe.

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