Bundesliga : Des incidents et une drôle de fin de match pour le Bayern

Bundesliga : Des incidents et une drôle de fin de match pour le Bayern©Media365

Nicolas Kohlhuber : publié le dimanche 01 mars 2020 à 00h01

La large victoire du Bayern Munich sur la pelouse d'Hoffenheim (0-6) a été entachée par des incidents en tribunes et une fin de match perturbée. Les joueurs des deux camps ont passé un quart d'heure à jouer dans le vide.



Autoritaire sur la pelouse d'Hoffenheim (0-6), le Bayern Munich a eu plus de mal en tribunes. Les supporters bavarois se sont illustrés et les nombreux rappels à l'ordre de l'état-major du Rekordmeister n'ont pas été suffisants pour les calmer. La rencontre a été interrompue à deux reprises. Quand elle a pu reprendre et aller jusqu'à son terme, c'était uniquement pour permettre aux 22 acteurs de jouer dans le vide en attendant que le chrono défile et empêcher une défaite sur tapis vert du leader de la Bundesliga. Une bien triste image pour le football allemand qui vit une saison spectaculaire et à rebondissements.


Alors que Gnabry, Kimmich, Zirkzee, Coutinho (deux fois) et Goretzka avait déjà fait trembler les filets du club basé à Sinsheim, c'est bien à cause des supporters venus de Bavière que l'équipe de Corentin Tolisso et Benjamin Pavard a failli perdre https://sports.orange.fr/football/allemagne/article/bundesliga-un-recital-pour-le-bayern-CNT000001o6ZgE.html. Ils ont sorti des banderoles insultantes à destination de la fédération allemande et surtout de Dietmar Hopp, le propriétaire du TSG Hoffenheim. Sur une d'entre elles, il y est notamment écrit "Dietmar Hopp restera un fils de p*te". Cette violence gratuite vise un milliardaire qui a permis au club de son village de gravir les échelons jusqu'à s'installer durablement dans le paysage de la Bundesliga. Une évolution qui n'a pas plus aux clubs historique de l'élite du football allemand. Avant le RasenBall Leipzig, c'était bien le TSG Hoffenheim qui était le club le plus détesté d'Allemagne. La faute notamment a une dérogation accordée à son propriétaire pour outre-passer la loi du 50+1 qui cherche à éviter qu'un seul actionnaire possède le contrôle totale sur son équipe. Mais pas que. Il lui est également reproché son attitude envers les ultras du football allemand et le traitement réservé aux visiteurs de la PreZero Arena.


Le problème, c'est que ce samedi après-midi, c'est bien l'ensemble du stade qui a été victime de ces débordements. Alors que l'arbitre a interrompu la rencontre à deux reprises, la troisième aurait été synonyme d'une fin de match prématurée. Une issue qui aurait débouché sur la perte sur tapis vert de la rencontre pour les champions d'Allemagne. Le staff bavarois, Karl-Heinz Rummenigge en tête, a tenté de raisonner ses fans. En vain. Quand la rencontre a repris, après 20 minutes d'arrêt forcé, ce n'était que pour une fin de match sans enjeu dans un match déjà plié. Les joueurs ont alors décidé de faire une passe à dix jusqu'au coup de sifflet final. Un moyen de renforcer son autorité à tous les niveaux.

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