La révolution n'est pas encore en marche au Bayern

La révolution n'est pas encore en marche au Bayern©Media365
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David HERNANDEZ, publié le samedi 05 août 2017 à 10h34

Largement dominé par Livepool mardi soir (défaite 3-0), le Bayern Munich ne s'est pas mis dans les meilleures dispositions avant d'affronter le Borussia Dortmund en Supercoupe d'Allemagne samedi. Carlo Ancelotti a pointé un manque d'équilibre chez les Bavarois depuis le début de la préparation.



N'est pas Xabi Alonso qui veut. Le départ à la retraite de l'ex-international espagnol a laissé un grand vide dans l'entrejeu du Bayern Munich. Alors que les milieux de terrains modernes sont des machines à tout faire, l'ancien Madrilène faisait figure de dinosaure. Peu rapide, Alonso avait pourtant deux pieds dotés d'une précision chirurgicale. Ses longues transversales ou ses passes dites « Ligue des Champions » étaient capable de déstabiliser un bloc en l'espace de quelques secondes. Depuis le début de la préparation estivale, les Bavarois se retrouvent orphelin de cette palette technique. L'arrivée de Tolisso n'a pour le moment pas changé la donne malgré la volonté de Carlo Ancelotti de faire de l'ancien Lyonnais le successeur de l'Espagnol. « Il y aura beaucoup de concurrence dans sa position. Il y a beaucoup de matchs. Donc tout le monde aura du temps de jeu. Il a le bon profil pour remplacer Xabi Alonso », assurait l'ancien coach du PSG au moment de la présentation de l'international français.
Un nouveau système
Seulement, Tolisso n'est pas dans le même registre que le champion du monde 2010. Tout comme Arturo Vidal, Javi Martinez ou Thiago Alcantara. Tous ces joueurs, à l'exception du second nommé, font partie de cette fameuse nouvelle génération box-to-box. Si Alcantara est ce qui se rapproche le plus de Xabi Alonso notamment dans la qualité de passe, l'ancien Barcelonais brille dans une position plus haute comme Corentin Tolisso. Le souci est avant tout tactique. D'ailleurs, avec la retraite d'Alonso, Ancelotti a choisi de changer de système durant l'intersaison passant d'un 4-3-3 à un 4-2-3-1 à double pivot. Pour le moment, la nouvelle disposition est loin d'être une réussite avec des lourdes défaites contre le Milan AC (4-0), l'Inter (2-0) et donc Liverpool (3-0). « Bien sûr que nous sommes inquiets, ce match contre Liverpool doit encore nous alerter sur le fait que nous ne sommes pas dans les meilleures conditions actuellement. [...] Mais nous devons aussi trouver la bonne attitude, l'état d'esprit. Nous savions que Liverpool jouait très bien en contre-attaque mais il y a eu un problème d'équilibre. En général lorsqu'une équipe a un bon équilibre, elle ne concède pas de but en contre-attaque », a confié Ancelotti à l'issue de la déroute contre les Anglais.
Des offensifs pas toujours concernés
Dominateur dans les matches où il s'est largement incliné, le Bayer Munich s'est fait avoir à chaque fois par ces contres assassins comme le concède son entraîneur. Et si le milieu à double pivot n'a pas trouvé encore sa complémentarité c'est qu'il est un peu laissé à l'abandon. Ce nouveau système instauré par Carlo Ancelotti place Thomas Müller ou James Rodriguez en position de meneur de jeu. Les deux joueurs sont portés sur l'offensive et ne font pas toujours les efforts nécessaires de repli défensif notamment le Colombien. Javi Martinez et Corentin Tolisso se sont donc souvent retrouvés face à des vagues ultra-rapides des adversaires. En changeant de système, Ancelotti a voulu satisfaire des talents offensifs mais a mis en danger l'équilibre qui faisait sa force la saison dernière avec trois milieux capables d'attaquer et de défendre en même temps. Pourtant, le Bayern a déjà joué dans ce 4-2-3-1, c'était il y a 4 ans et le club bavorois avait remporté la Ligue des Champions. Le mieux est donc de laisser le temps au temps ?

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