Toro Rosso : Des décisions tactiques derrière les changements de moteur ?

Toro Rosso : Des décisions tactiques derrière les changements de moteur ?©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le mardi 13 mars 2018 à 17h40

Face à une réglementation en la matière toujours plus drastique, le patron de l'écurie Toro Rosso n'a pas caché que ses pilotes pourraient choisir à certains moments de partir avec des moteurs neufs et prendre volontairement des pénalités.

Depuis l’introduction des moteurs turbo hybrides en 2014 et à des fins de réduction des coûts, les pilotes ont de moins en moins de moteurs à leur disposition. En 2018, pour l’ensemble des 21 Grands Prix de la saison, ils n’auront plus que trois moteurs et même deux exemplaires du système de récupération d’énergie cinétique, des batteries et de la centrale électronique avant de prendre des pénalités sur la grille de départ. Si Cyril Abiteboul n’a pas caché que cette contrainte serait difficile à tenir pour Renault, Franz Tost va un cran plus loin. « Viendra la période où nous devrons déterminer si c'est mieux de partir en fond de grille avec une unité de puissance neuve plutôt qu'utiliser un moteur qui aura 3000 à 4000 kilomètres, et avec lequel on commencera à perdre de la puissance après 1000 ou 2000 kilomètres, a déclaré dans un entretien accordé à Motorsport.com le patron de l’écurie Toro Rosso. Nous verrons bien. Mais je peux vous dire dès à présent que nous aurons cette discussion. Je ne sais pas quand, mais nous l'aurons. »

Tost blâme Ferrari

Cette nouvelle limite d’éléments moteurs est une question qui a été longuement débattue au sein des écuries. Si certaines ont voulu desserrer l’étreinte sur leurs motoristes, et notamment Red Bull Racing via son patron Christian Horner, d’autres se sont montrées inflexibles et ont empêché par ce biais toute modification des règles en vigueur en 2018 en raison de l’unanimité requise à cette fin. Et, pour Franz Tost, ce ne sont pas plusieurs écuries qui ont fait capoter le changement de réglementation mais bel et bien une seule. « L'année dernière, les motoristes avaient quatre moteurs et il y avait moins de Grands Prix, et cette année nous avons davantage de courses et moins de moteurs. Je dois juste dire qu'ils sont totalement fous avec ce règlement, assure le patron de la seule écurie motorisée par Honda en 2018. Mais Ferrari était contre une modification de cette règle, car les autres voulaient être à quatre moteurs par saison. Ils pensent avoir un avantage en étant à trois. Ça figure dans le règlement, donc nous devons faire avec. Nous devons l'accepter, mais je ne sais pas, au final, de combien d'unités de puissance nous aurons besoin. » Les pénalités pourraient donc tomber encore plus vite que l’an passé pour l’ensemble des écuries... sauf pour McLaren qui explosait des moteurs Honda par poignées.

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