Saison 2019 : Plus de carburant pour plus d'attaque

Saison 2019 : Plus de carburant pour plus d'attaque©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le jeudi 19 avril 2018 à 16h17

Suite à des tractations cette semaine à Paris, les dirigeants de la F1 ont décidé de certaines modifications des règlements de la discipline pour 2019.

Après un Grand Prix d’Australie où le spectacle en piste a été en grande partie aux abonnés absents et suite à des Grands Prix à Bahreïn et en Chine qui ont offert leur lot de rebondissement, tant le Groupe Stratégique que la Commission F1 de la FIA ont tenu des réunions ce mardi au siège de la FIA. Des tractations qui ont permis de prendre certaines décisions en vue de la saison 2019, qui devront être validées par le Conseil Mondial du Sport Automobile pour entrer définitivement en vigueur. La première d’entre elles tient à la quantité de carburant disponible pour la course. Face à des monoplaces qui, depuis l’an passé, ont une tendance à consommer plus car plus performantes, il a été décidé que les pilotes auront à leur disposition 110kg de carburant maximum pour aller des feux au départ jusqu’au drapeau à damier. Une mesure qui devrait permettre aux pilotes d’utiliser le plein potentiel de leurs monoplaces durant la course.

Moins de soucis pour les pilotes « lourds »

Un autre changement fondamental a été décidé et qui devrait plaire à des pilotes comme Nico Hulkenberg : le poids du pilote ne sera plus comptabilisé avec celui de la monoplace. Dès 2019, si l’ensemble pilote-monoplace devra respecter une certaine limite, établie à 734kg en 2018, un poids minimal sera imposé pour ce qui est du pilote avec un seuil attendu à 80kg. Pour ne pas pénaliser les pilotes moins lourds, du lest devra être utilisé pour arriver au total et dont la position dans la monoplace sera standardisée, au niveau du siège du pilote. Le but de cette décision est d’éviter de voir des pilotes contraints à des régimes draconiens pour perdre du poids et, donc, réduire le désavantage d’une monoplace largement au-delà du poids minimal autorisé. Cela permettra également aux écuries de ne plus avoir à prendre en compte le poids de leurs pilotes dans le développement des monoplaces.

Le moteur 2021 précisé

En plus des décisions pour 2019, auxquelles l’utilisation obligatoires de gants biométriques pour que le service médical puisse avoir accès aux données physiques d’un pilote immédiatement après un crash, le projet de réglementation moteur pour 2021 a une nouvelle fois été abordé. La FIA a ainsi pu préciser son projet de moteur 1,6L turbo hybride, similaire à l’architecture actuelle mais sans le coûteux et fragile système de récupération d’énergie thermique utilisé au niveau du turbo. La Fédération Internationale a également confirmé que les discussions avec les motoristes actuels et ceux qui songent à s’impliquer en F1 à l’avenir vont continuer avec un objectif ferme de finaliser la réglementation 2021 d’ici à la fin du mois de mai prochain, en vue d’une ratification par le Conseil Mondial du Sport Automobile en juin. Cette date a été inscrite dans le marbre dans le but de permettre aux divers motoristes de lancer leurs projets et de bénéficier de près de trois ans pour développer un moteur performant, fiable et aux coûts maîtrisés.

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