Red Bull à la recherche d'un motoriste pour 2019 et au-delà

Red Bull à la recherche d'un motoriste pour 2019 et au-delà©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le dimanche 17 septembre 2017 à 11h25

Suite aux mouvements qui ont égayé le week-end singapourien, il en ressort une véritable distension des relations entre Red Bull et Renault. Si divorce il devait y avoir, Red Bull devrait trouver une solution et aurait déjà des pistes.

Le week-end du Grand Prix de Singapour a été marqué par des annonces fortes en vue de la saison prochaine du côté des motoristes. Suite à son divorce avec McLaren, Honda a trouvé refuge chez Toro Rosso quand l'écurie de Woking a noué un partenariat avec Renault, dont l'écurie officielle va récupérer Carlos Sainz en prêt en 2018. Mais toutes ces tractations pourraient bien avoir des conséquences à l'avenir, à partir de 2019. A en croire les informations de la chaîne britannique Sky Sports, la marque au losange a annoncé à l'écurie Red Bull Racing que le contrat qui les lient prendra fin dès l'issue de la saison 2018, alors qu'une prolongation jusqu'en 2020 devait être initialement signée. Une décision qui laisse l'écurie de Milton Keynes dans l'incertitude concernant sa motorisation, comme cela a été le cas il y a trois ans, quand elle a été contrainte de revenir chez Renault face au refus de Mercedes et de Ferrari de venir à la rescousse.

Honda comme palliatif ?

C'est dans ce contexte que le partenariat noué entre Toro Rosso et Honda entre en scène. En plus de permettre au groupe dirigé par Dietrich Mateschitz de ne plus investir autant dans l'écurie basée à Faenza, ce partenariat permettra aux dirigeants de Red Bull Racing, Christian Horner en tête, d'avoir toutes les données nécessaires pour décider de la pertinence de remplacer le moteur Renault par le bloc Honda dès 2019 et ce jusqu'au terme de l'actuelle réglementation moteur fin 2020. « Nous avons un contrat ferme en place pour 2018. La saison prochaine, nous aurons un moteur Renault rebadgé TAG Heuer, a confirmé Christian Horner. Au-delà de cette date, tout est ouvert mais les seules options que nous avons sont les motoristes actuellement présents en F1. » Et face à Mercedes et Ferrari qui ne voudront pas armer un rival potentiel, la piste Honda prend tout son sens, au moins comme une mesure palliative en attendant l'arrivée de nouveaux motoristes à l'horizon 2021.

Aston Martin, une possibilité future ?

Alors que la marque va se retirer du championnat du monde d'endurance fin 2017 et arriver en Formule 2 en 2019, Porsche a officiellement annoncé réfléchir à l'opportunité de fabriquer un moteur de F1 pour la future réglementation, qui devrait être moins dispendieuse et moins compliquée. Mais, à en croire Christian Horner, ce n'est pas une piste pour Red Bull : « Il y a des discussions au sujet d'un constructeur allemand qui pourrait arriver, mais un accord de cette nature ne devrait pas arriver. » Pour sa future motorisation, l'écurie de Milton Keynes devrait plutôt se tourner vers... Aston Martin. « Nous avons une relation avec Aston Martin qui devrait encore croitre, assure Christian Horner au micro de Sky Spots. Il y aura des développements futurs mais cela ne va pas concerner le moteur. » Dans un premier temps, cette assertion devrait être vraie car la marque britannique, qui co-développe avec Red Bull Technology une hypercar baptisée Valkyrie, devrait devenir le partenaire-titre de l'écurie en 2018 avant de, peut-être arriver comme motoriste en 2021. « Aston Martin ne peut pas arriver à l'heure actuelle mais c'est quelque chose auquel ils réfléchissent, ajoute un malicieux Christian Horner. Tout le monde attend de voir quelle sera la réglementation à partir de 2021. »

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